J’attendrai
Fiche technique
- Sortie
- 1976
- Référence
- PATHÉ - PA 1478
- Paroles et musique
- Louis Poterat, Nino Rastelli et Dino Oliveira
- Enregistrement
- en 1975 au Studio CBE à Paris
- Chant
- Dalida
- Arrangements et orchestre
- Tony Rallo
- Ingénieur du son
- Bernard Estardy
- Producteur
- Orlando, de son vrai nom Bruno Gigliotti
- Photographe
- Alain Marouani
En regardant un vieux film à la télévision, Orlando, le frère et producteur de Dalida, entend J’attendrai, le grand succès popularisé par Rina Ketty à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Orlando à l’idée d’en faire une version plus moderne.
Nous sommes en 1976, et Dalida s’apprête à signer l’une des mutations disco les plus audacieuses de sa carrière. Sous l’impulsion de cette relecture rythmée et moderne, le public répond immédiatement présent.
L’interprétation de Dalida s’écoule à plus de 498 000 exemplaires et s’installe triomphalement au sommet des hit-parades français, décrochant la première place des ventes pendant deux semaines, du 5 au 18 février 1976. Dalida ne s’arrête pas là et prend soin d’enregistrer ce titre en italien, en allemand et en espagnol pour séduire tous ses publics à travers l’Europe.
Mais pour mesurer le chemin parcouru par cette mélodie, il faut remonter plusieurs décennies en arrière. À l’origine, J’attendrai est l’adaptation française de Tornerai, un morceau italien paru en 1937 dont la partition puise son inspiration directement dans le célèbre chœur à bouche fermée, le Coro a bocca chiusa, qui conclut le deuxième acte de l’opéra Madame Butterfly de Giacomo Puccini.
En France, c’est le parolier Louis Poterat qui est chargé d’écrire les paroles françaises à destination de la grande vedette corse Tino Rossi.
Toutefois, la maison de disques Pathé en décide autrement et préfère confier la primeur du morceau à Rina Ketty.
Bien que devancé pour la première diffusion, Tino Rossi finira par enregistrer sa propre version de J’attendrai… quelques mois plus tard.
Le destin de cette chanson bascule tragiquement.
Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, entre 1939 et 1945, l’interprétation poignante de Rina Ketty devient instantanément un hymne national, la bande-son bouleversante de tous ceux que le conflit sépare brutalement.
Témoin de cet impact émotionnel immédiat, Jean Sablon s’empare à son tour de J’attendrai pour le reprendre dès 1939, ancrant définitivement la chanson dans la mémoire collective avant qu’elle ne renaisse, près de quarante ans plus tard, sous les feux disco de Dalida.




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