Gigi l’amoroso
Fiche technique
- Sortie
- 1974
- Référence
- INTERNATIONAL SHOWS – IS 45.716
- Paroles et musique
- Michaële, Lana Sebastian et Paul Sebastian
- Enregistrement
- en 1974 au Studio Davout à Paris
- Chant
- Dalida
- Orchestre
- Tony Rallo
- Chœurs
- Michaële, Lana Sebastian et Paul Sebastian
- Ingénieur du son
- Bill Bradley
Durant de longues années, Dalida a pris l’habitude de clore chacun de ses tours de chant par le même morceau poignant : Ciao amore, ciao, un titre fort qu’elle interprète sur scène depuis 1967. Pourtant, à l’aube des années 1974, l’envie de renouveau s’impose et Dalida formule un souhait précis auprès de son entourage artistique : elle veut changer sa chanson de final.
C’est à la parolière Michaële, proche complice de la chanteuse, qu’échoit cette mission délicate.
L’autrice planche pendant une année entière sur un personnage central autour duquel va s’articuler toute l’histoire, un séducteur au prénom initial de Gino.
Mais à l’approche de la fin de l’année 1973, le temps presse cruellement.
En coulisses, Orlando, le frère et manager de Dalida, s’impatiente : la grande échéance approche à grands pas avec une série de représentations triomphales programmées à l’Olympia de Paris du 15 janvier au 3 février 1974, et la fameuse chanson de clôture se fait toujours attendre.
Sous la pression amicale mais ferme d’Orlando, les derniers arbitrages sont rendus : Gino devient définitivement Gigi, et le morceau est enfin achevé.
Vient alors l’étape cruciale de l’enregistrement.
Dalida prend le chemin des studios accompagnée dans les chœurs par Michaële elle-même, ainsi que par Lana Sebastian et Paul Sebastian, les auteurs de ce futur classique.
À l’issue de la séance, si le travail force l’admiration, Orlando demeure dubitatif et ressent un manque dans l’habillage sonore.
Perfectionniste, il s’enferme durant une heure entière en cabine avec l’ingénieur du son Bill Bradley.
Ensemble, ils superposent plusieurs voix aux accents italiens pour les fondre subtilement dans le mixage final, conférant au morceau cette atmosphère de comédie musicale napolitaine si caractéristique.
Le pari s’avère rapidement payant.
Dès sa sortie en 45 tours, Gigi l’amoroso, d’un durée sept minute un format totalement contre-courant pour les radios de l’époque, se vend à plus de 300 000 exemplaires, provoquant un véritable triomphe populaire.
En France, Gigi l’amoroso s’installe solidement à la 5e place des ventes, tandis qu’il s’empare de la prestigieuse première place des charts en Belgique et en Suisse, avant d’être couronné par un Disque d’Or au Canada.
Portée par ce succès transcontinental, Dalida décline ce chef-d’œuvre théâtral en plusieurs langues, l’enregistrant successivement en italien, en japonais, en espagnol, en allemand et en anglais.




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