Les anges, les roses et la pluie
Fiche technique
- Sortie
- mai 1977
- Référence
- DISQUES FLÈCHE - 49.276
- Paroles et musique
- Claude François, Vline Buggy et Jean-Pierre Bourtayre
- Enregistrement
- en 1977 au Studio CBE à Paris
- Chant
- Claude François
- Orchestre
- Jean-Claude Petit
- Ingénieur du son
- Bernard Estardy
- Photographe
- Léonard de Raemy
L’histoire de Claude François est indissociable de celle de ses collaborateurs, à commencer par Paul Lederman. C’est pourtant un échec cuisant qui marque leurs débuts : le premier 45 tours du jeune chanteur, publié en 1962 sous le pseudonyme de Kôkô, s’avère être un flop retentissant.
C’est malgré tout Paul Lederman qui lui donne sa chance et prend sa carrière en main. Visionnaire, l’imprésario façonne le répertoire de son nouveau poulain en misant sur des adaptations de standards américains devenus incontournables, tels que Belles, Belles, Belles ou Si j’avais un marteau.

C’est lui aussi qui apporte une dimension scénique novatrice à ses tours de chant en lui conseillant de s’entourer de danseuses, à l’instar des célèbres Ikettes de Ike et Tina Turner. Au-delà des affaires, des liens forts unissent les deux hommes.
Le 17 décembre 1976, un drame frappe l’entourage de Claude François : Paulette Chabeaudie, l’épouse de Paul Lederman, décède prématurément à l’âge de 44 ans, laissant derrière elle deux jeunes enfants.
Bouleversé par cette disparition tragique, le chanteur est habité par une profonde tristesse.
Un soir d’insomnie, au début de l’année 1977, il laisse vagabonder sa plume sur le papier et griffonne des mots éparpillés où se mêlent des images poétiques : des anges, des roses et la pluie.

Ce texte brut prend forme pour devenir un vibrant hommage à Paulette.
Pour parachever son œuvre, Claude François s’entoure de ses fidèles complices de création, Vline Buggy et Jean-Pierre Bourtayre, avec qui il peaufine les moindres détails de la chanson.
Les anges, les roses et la pluie est finalement choisie pour occuper la Face B du 58e 45 tours de Cloclo, paru en mai 1977, dont la face A n’est autre que Je vais à Rio.
Conscient de la charge émotionnelle de ce titre, l’artiste ne l’interprétera qu’à deux reprises à la télévision, lors d’apparitions dans les émissions de Danièle Gilbert les 23 avril et 14 mai 1977.




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