Le mal aimé
Fiche technique
- Sortie
- juin 1974
- Référence
- DISQUES FLÈCHE - 6061 196
- Paroles et musique
- Terry Dempsey et Eddy Marnay
- Enregistrement
- en mars 1974 au Studio CBE de Paris
- Chant
- Claude François
- Orchestre
- Raymond Donnez
- Ingénieur du son
- Bernard Estardy
- Photographe
- Gilbert Moreau
L’histoire de cette chanson commence de l’autre côté de la Manche, au cours d’un séjour à Londres. En tendant l’oreille à la radio, Claude François découvre un titre qui le cueille immédiatement : Daydreamer, interprété par David Cassidy et signé par le compositeur sud-africain Terry Dempsey, tout juste paru en 1973.
Fin connaisseur des tendances anglo-saxonnes et doté d’un flair infaillible pour les futurs tubes, Claude François décroche à vitesse grand V les droits de la chanson pour en façonner une adaptation française sur mesure. Pour l’écriture du texte, Claude François fait appel à un orfèvre de la chanson française : Eddy Marnay.
Les deux hommes scellent ce projet lors d’un long et intense dîner à La Cloche d’Or, une excellente adresse nichée à deux pas du Moulin Rouge, dans le quartier bouillonnant de Montmartre, à Paris. C’est là, au cœur de la nuit, que la carapace du show-man se fissure.
Ému aux larmes à une heure fort tardive, Claude François se livre à cœur ouvert et confie à Eddy Marnay qu’à trente-cinq ans, malgré les foules en délire et le tourbillon du succès, il se sent profondément seul et mal aimé. Une confession intime qui amène à l’écriture une charge mélodramatique rare.
Quelques semaines plus tard, en mars 1974, l’enregistrement se déroule au Studio CBE à Paris. Derrière la console, le légendaire ingénieur du son Bernard Estardy peaufine l’habillage musical pour transformer la ritournelle pop-folk en une immense ballade poignante.
Le résultat ne se fait pas attendre : ce 45 tours débarque dans les bacs en juin 1974 et s’empare rapidement de la première place des hit-parades des trois grandes radios incontournables de l’époque, à savoir Europe 1, RTL et RMC.
Véritable réussite radiophonique, ce morceau s’impose comme le premier single phare extrait de l’album Le mal aimé, également publié en 1974.
Porté par la ferveur du public, ce disque franchit le cap des 100 000 exemplaires vendus et décroche la précieuse certification de Disque d’Or, immortalisant ainsi les fêlures intimes de la star au sommet des charts.




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