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Le disque

Fiche technique

Sortie
6 octobre 1969 aux États-Unis et le 31 octobre 1969 au Royaume-Uni et France
Référence
APPLE RECORDS - 2C 006-04266 M
Paroles et musique
John Lennon et Paul McCartney
Enregistrement
les 21, 22, 25, 29 et 30 juillet 1969 aux Studios Abbey Road de Londres, en Angleterre
Chant, guitare et tambourin
John Lennon
Basse, piano et chœurs
Paul McCartney
Guitare
George Harrison
Batterie et maracas
Ringo Starr
Ingénieur du son
Geoff Emerick
Producteur
George Martin
Les coulisses de : Come together

Lorsque les Beatles entrent en studio à l’été 1969 pour façonner ce qui deviendra leur chant du cygne discographique, John Lennon fait un retour particulièrement remarqué. Quelques semaines plus tôt, le 1er juillet, il a été victime d’un grave accident de voiture en Écosse, voyageant en compagnie de Yoko Ono, de sa fille Kyoko et de son fils Julian.

Légèrement blessé dans sa chair mais profondément marqué sur le plan psychologique, c’est à travers la musique qu’il choisit de se réinvestir corps et âme dans le groupe. Il signe ainsi, avec Come together, sa toute première composition pour les Beatles en trois mois.

Entièrement écrite par John Lennon, guitare acoustique à la main, lors d’un séjour à Montréal en juin 1969, cette chanson est – comme le veut la tradition indéboulonnable du groupe – créditée du tandem John Lennon et Paul McCartney. Come together est choisi pour ouvrir Abbey Road, le onzième et dernier album enregistré par les Beatles, paru le 26 septembre 1969 au Royaume-Uni et le 1er octobre aux États-Unis.

Ce titre est retravaillé par son auteur avant d’être totalement transfiguré en studio par l’ensemble du quatuor. C’est notamment Paul McCartney qui cisèle la célèbre ligne de basse sinueuse et enveloppante, tandis que l’enregistrement se déroule précisément entre les 21 et 30 juillet 1969 aux studios Abbey Road de Londres.

Pourtant, la gestation du morceau faillit bien tourner court. Le riff d’introduction et le tout premier vers — « Here come old flat-top » — affichent une trop grande ressemblance avec le classique de Chuck Berry, You can’t catch me.

C’est Paul McCartney qui repère le premier cette similarité troublante et suggère de ralentir considérablement le tempo. Cette précaution n’évitera pas totalement les foudres judiciaires : Morris Levy, l’éditeur de Chuck Berry, finira par attaquer John Lennon en justice.

Pour solder l’affaire à l’amiable, John Lennon s’engagera à enregistrer plusieurs reprises issues du catalogue de Morris Levy, ce qui donnera naissance en 1975 à son album solo Rock ‘n’ Roll.

Dès le tout début du morceau et entre les différents couplets, on distingue un murmure rythmique et étouffé : John Lennon y glisse un « Shoot me » (« Tire-moi dessus »), soutenu par un claquement de mains et une forte réverbération qui noie subtilement le mot « me ». Avec le recul tragique de l’histoire et l’assassinat de John Lennon le 8 décembre 1980, ce chuchotement a acquis une résonance glaçante pour des générations de admirateurs.

La force de frappe du morceau doit également beaucoup à la section rythmique : plus tard, dans la presse, Ringo Starr citera régulièrement Come together comme sa performance de batterie absolue au sein de toute la carrière des Beatles.

Grand admirateur du morceau — et par la suite propriétaire du catalogue d’éditions des Beatles —, Michael Jackson enregistrera une reprise de Come together en 1988, prolongeant ainsi la légende de ce monument intemporel du rock.

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