L’âme des poètes (Longtemps, longtemps)
Fiche technique
- Sortie
- 1951
- Référence
- COLUMBIA - BF349
- Paroles et musique
- Charles Trenet
- Enregistrement
- le 8 janvier 1951 à Paris
- Chant
- Charles Trenet
C’était, de son propre aveu, la chanson favorite de Charles Trenet. Derrière les notes mélancoliques de L’Âme des poètes se cache un vibrant mémorial intime.
Le « Fou chantant » compose ce chef-d’œuvre pour rendre hommage à la mémoire de figures littéraires disparues, et plus particulièrement au poète Max Jacob, son ami tragiquement décédé en 1944 au camp de Drancy. Pour donner vie en studio à cette complainte nostalgique, l’enregistrement se déroule à Paris le 8 janvier 1951.
Curieux de nouveautés et toujours à l’avant-garde, Charles Trenet fait le choix audacieux d’intégrer un ondioline. Cet instrument de musique électronique à clavier, fonctionnant grâce à un système de tube à vide et inventé par le Français Georges Jenny en 1941, donne une couleur sonore inédite et s’impose ici comme un précurseur direct du synthétiseur analogique.
Quelques mois plus tard, le public découvre cette mélodie sur grand écran.
Cette chanson s’invite en effet au cœur du film Bouquet de joie, réalisé par Maurice Cam et sorti le 25 octobre 1951, un long-métrage dans lequel Charles Trenet interprète son propre rôle, contribuant un peu plus à inscrire ce titre intemporel dans le cœur des Français.

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