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BEE GEES

Stayin’ alive

Le disque

Fiche technique

Sortie
13 décembre 1977
Référence
RSO - 2090 267
Paroles et musique
Robin Gibb, Barry Gibb et Maurice Gibb
Enregistrement
en 1977 au studio Château d'Hérouville à Hérouville, dans le Val-d'Oise
Chant et chœurs
Barry Gibb
Chant et chœurs
Robin Gibb
Basse et chœurs
Maurice Gibb
Guitare
Alan Kendall
Claviers, piano et synthétiseur
Blue Weaver
Batterie
Dennis Bryon et Bernard Purdie
Percussions
Joe Lala
Ingénieur du son
Michel Magne
Producteurs
Albhy Galuten, The Bee Gees et Karl Richardson
Les coulisses de : Stayin’ alive

Formé en 1958 par trois frères – Barry (né en 1946), et les jumeaux Robin (1949-2012) et Maurice Gibb (1949-2003) –, le groupe britannique des Bee Gees a marqué à jamais l’histoire de la musique. Parmi leur immense répertoire, un titre tout particulier : Stayin’ Alive.

Sortie le 13 décembre 1977, cette chanson s’impose instantanément comme le deuxième single extrait de la bande originale du film Saturday Night Fever (La Fièvre du samedi soir), mondialement associée à la silhouette de John Travolta et à son inoubliable costume blanc. Ce film sort aux États-Unis le 16 décembre 1977, avant de conquérir les salles françaises le 5 avril 1978.

Pourtant, l’histoire de ce tube planétaire aurait pu être bien différente. À l’origine, la maison de disques RSO exigeait que le morceau s’intitule simplement Saturday Night.

Une proposition que les frères Gibb refusent catégoriquement. Écrite en seulement trois jours par le trio, la chanson faillit également se passer de sa fameuse ossature rythmique.

En plein milieu des sessions d’enregistrement, le batteur Dennis Bryon doit en effet quitter le studio et rentrer précipitamment aux États-Unis suite au décès de sa maman.

Face à l’impossibilité de lui trouver un remplaçant au pied levé, le producteur Albhy Galuten a une idée de génie : il prend deux mesures de Night Fever pour les boucler et façonner une boucle de batterie inédite.

Sur le 45 tours, les frères Gibb créditeront d’ailleurs un mystérieux « Bernard Lupe », clin d’œil malicieux au célèbre batteur Bernard Purdie et à la technique de la boucle (« loop »).

Pour parfaire l’enregistrement, la voix si particulière de Stayin’ Alive est captée dans les cages d’escalier du célèbre studio du Château d’Hérouville, situé dans le Val-d’Oise.

Une acoustique brute et singulière choisie pour sa réverbération naturelle, même s’il faut bien l’avouer, les Bee Gees, à l’instar de nombreux artistes de l’époque, avaient aussi posé leurs valises en France pour des raisons fiscales.

Le morceau est ensuite finalisé aux studios Criteria à Miami, aux États-Unis.

Dès sa parution, le succès est sismique : le single se classe rapidement en tête des hit-parades du monde entier, notamment en France et aux États-Unis.

Porté par le succès du film, l’album Saturday Night Fever devient l’un des disques les plus vendus de tous les temps, s’écoulant à plus de 40 millions d’exemplaires à travers le globe (dont 25 millions avant le 1er mai 1979).

À plus grande échelle, la carrière des Bee Gees est colossale, le groupe ayant vendu pas moins de 220 millions d’exemplaires de ses disques au fil des décennies.

La portée culturelle de Stayin’ Alive traverse les générations et les domaines.

En 2004, le magazine Rolling Stone la consacre en la plaçant à la 189e position de sa célèbre liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps.

Et puis, la culture populaire lui a trouvé une utilité aussi surprenante que vitale : son tempo soutenu de 103 battements par minute correspond très exactement à la cadence idéale (entre 100 et 120 compressions par minute) recommandée par les secouristes pour pratiquer un massage cardiaque efficace.

Une chanson qui, au sens propre comme au figuré, porte rudement bien son nom.

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