Jezebel
Fiche technique
- Sortie
- 1951
- Référence
- COLUMBIA - 10088
- Paroles et musique
- Wayne Shanklin et Charles Aznavour
- Enregistrement
- en 1951
- Chant
- Édith Piaf
- Orchestre
- Robert Chauvigny
Tout commence le 4 avril 1951 aux États-Unis, lorsqu’un crooner à la voix de bronze, Frankie Laine (1913-2007), entre en studio pour enregistrer une composition signée Wayne Shanklin : Jezebel. Ce titre porte immédiatement son interprète au sommet des charts et s’impose rapidement comme un tube international incontournable.
L’inspiration de cette fresque musicale plonge ses racines dans les textes bibliques. Il fait en effet référence à Jézabel, cette fameuse et vénéneuse princesse phénicienne, fervente adoratrice de Baal, qui maniait le pouvoir d’une main de fer en tant qu’épouse et reine du roi Achab, régnant sur Israël.
De l’autre côté de l’Atlantique, un jeune auteur-compositeur-interprète français en plein séjour américain, Charles Aznavour, assiste à la naissance de ce succès musical. Saisi par l’efficacité dramatique du morceau, il obtient les droits nécessaires et se charge lui-même d’en écrire l’adaptation française avec l’ambition de l’interpréter à son tour.
Pourtant, contre toute attente, sa propre version ne rencontre pas le succès escompté auprès du public. C’est finalement une autre icône qui va s’emparer magistralement du destin de cette chanson en France : Édith Piaf.
En confiant cette adaptation à la Môme, la destinée de Jezebel dans l’Hexagone bascule. Contrairement à la tentative de Charles Aznavour, la version incandescente de la chanteuse trouve son public et s’inscrit durablement dans la légende de la chanson française.

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