Pauvre petite fille riche
Fiche technique
- Sortie
- juin 1963
- Référence
- PHILIPS - 432.864 BE
- Paroles et musique
- Claude François et Hubert Giraud
- Enregistrement
- début mai 1963 dans les Studios Philips, boulevard Blanqui à Paris
- Chant
- Claude François
- Orchestre
- Claude Chevallier
- Photographe
- Jacques Aubert
Le hasard fait parfois bien les choses : c’est au coin d’une rue du XVIe arrondissement, plus précisément rue d’Auteuil, en avril 1963,que Claude François croise la route du compositeur Hubert Giraud.
Les deux hommes se connaissent bien puisqu’ils résident dans le même quartier, partagent les mêmes cercles et comptent parmi leurs relations communes Jean-Jacques Tilché, alors directeur artistique du label Fontana. Autour d’une tasse de thé, l’interprète confie à son confrère qu’il est en quête d’une mélodie douce pour garnir son prochain 45 tours.
Flairant l’opportunité, Hubert Giraud lui répond qu’il a précisément ce qu’il faut dans ses cartons, une partition qu’il destinait initialement à Bourvil quelques jours plus tôt. Ni une ni deux, le rendez-vous est pris : dès le samedi suivant, le compositeur débarque chez Cloclo armé de sa guitare pour lui faire écouter le morceau. C’est le coup de foudre immédiat.
Enthousiaste à l’idée d’exploiter cette pépite, Claude François saisit aussitôt son téléphone pour convoquer sa complice de toujours, la parolière Vline Buggy.
Un entretien est calé chez elle dès le lendemain.
Installés chez la parolière, les souvenirs affluent au fil de la conversation.
Claude François se met à conter une ancienne idylle impossible, vécue du temps où il officiait comme musicien et chanteur au sein de l’orchestre de l’hôtel Le Provençal, à Juan-les-Pins, avec une jeune bourgeoise anglaise.
L’histoire est trouvée. Reste à lui donner un nom : ce sera Pauvre petite fille riche, une adaptation française inspirée du film muet américain éponyme réalisé par Maurice Tourneur, sorti en salle en 1917.
L’enregistrement se déroule au tout début du mois de mai 1963, dans les studios Philips situés boulevard Blanqui à Paris.
Commercialisé en juin 1963, Ce morceau s’installe en première position de la face B du disque.
Quelques mois plus tard, en décembre 1963, Pauvre petite fille riche figure sur le deuxième album de Claude François, intitulé Si j’avais un marteau.
Le succès ne se fait pas attendre : cette chanson devient le tube incontournable de l’été 1963 et s’offre même la deuxième marche du prestigieux hit-parade de Salut Les Copains sur Europe 1 au début du mois de septembre.
Fort de cette popularité grandissante, Claude François s’envole en studio dès octobre 1963 pour décliner son succès à l’international, en enregistrant des versions italienne (Povera Stella) et espagnole (Pobre nina rica).




À découvrir aussi
Quelques autres histoires de chansons à parcourir.














