Le lundi au soleil
Fiche technique
- Sortie
- décembre 1972
- Référence
- DISQUES FLÈCHE - 6061 165
- Paroles et musique
- Frank Thomas, Jean-Michel Rivat et Patrick Juvet
- Enregistrement
- le 27 septembre 1972 au Studio CBE à Paris
- Chant
- Claude François
- Orchestre
- Jean-Claude Petit
- Ingénieur du son
- Bernard Estardy
- Photographe
- Gilbert Moreau
Tout se joue un jour dans les bureaux de la société de Claude François, situés au 122 boulevard Exelmans à Paris. Au premier étage, le chanteur est interpellé par les notes d’une mélodie jouée au piano à l’étage inférieur.
Son flair infaillible s’active : il sent immédiatement le potentiel d’un tube et descend en trombe pour rencontrer le jeune compositeur, un certain Patrick Juvet, venu proposer sa maquette. Quelques minutes plus tôt, l’ambiance était pourtant tout autre.
Guy Huiban, le secrétaire de la star, avait éconduit le même jeune musicien débarqué à l’improviste, l’invitant poliment à repasser ultérieurement. Mais c’était mal connaître Patrick Juvet qui, au culot, s’est assis directement au piano pour plaquer les accords de sa composition, alors baptisée La maman rossignol.
S’il décèle le potentiel mélodique, Claude François reste en revanche dubitatif face au titre et au texte original. Il confie alors à Frank Thomas et Jean-Michel Rivat le soin de retravailler entièrement les paroles, en s’inspirant directement de la célèbre expression anglaise « Blue Monday ».
L’enregistrement se déroule dans la soirée du 27 septembre 1972.
Ce jour-là, Claude François met en boîte les deux faces du futur 45 tours, en commençant par Belinda.
Cette dernière était initialement pressentie pour occuper la prestigieuse face A.
Cependant, après avoir testé le titre sur scène et pris l’avis précieux de plusieurs programmateurs radio, Cloclo opte pour un retournement de situation magistral : c’est finalement Le lundi au soleil qui se retrouve en face A.
Dès sa sortie en décembre 1972, ce disque s’impose comme un triomphe commercial, s’écoulant à plus de 720 000 exemplaires en l’espace de quelques semaines seulement et s’emparant de la deuxième place des hit-parades.
Pour accompagner ce succès, Claude François et ses fidèles Clodettes inventent une chorégraphie devenue légendaire, rythmée par de petits pas sautillants et des moulinets caractéristiques des avant-bras, un pas de danse encore inlassablement reproduit lors des diffusions de la chanson en soirée.
Le lundi au soleil trouve tout naturellement sa place sur Le Lundi au soleil, le quinzième album studio de l’artiste, également édité en 1972.
Cette année 1972 marque par ailleurs un tournant dans la vie intime de Claude François, qui se sépare de la mère de ses enfants avant de croiser la route de Sofia Kiukkonen, un mannequin finlandais de 19 ans avec qui il partagera sa vie durant quatre ans.
Quant à la chanson, son rayonnement dépasse rapidement les frontières de l’Hexagone : en 1973, Patrick Juvet en propose une version anglophone dotée de paroles signées Berry Christopher, intitulée I Will Be In L.A, choisie pour figurer sur la face B de son propre 45 tours Sonia.
Il existe même, fait notable, une adaptation japonaise de ce classique indémodable de la chanson française.




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