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CLAUDE FRANÇOIS

Je sais

Le disque

Fiche technique

Sortie
octobre 1964
Référence
PHILIPS - 434.964 BE
Paroles et musique
Claude François et Gérard Gustin
Enregistrement
1964 au Studio Blanqui à Paris
Chant
Claude François
Orchestre
Christian Chevallier
Photographe
Jacques Aubert
Les coulisses de : Je sais

Si elle ne figure pas au rang des tubes de Claude François, Je sais occupe pourtant une place à part, profondément intime, dans la discographie du chanteur.

Sa genèse plonge ses racines dans l’épreuve de sa rupture avec sa première épouse, la danseuse anglaise Janet Woollacott.

Tous deux s’étaient rencontrés en 1959 à l’âge de 20 ans, vivant alors leur premier grand amour avant de se marier le 5 novembre 1960 à la mairie de Monaco.

Un an plus tard, le couple franchit le pas et s’installe à Paris sur les conseils avisés de Sacha Distel et de Brigitte Bardot.

Pourtant, le conte de fées se fissure rapidement.

La jalousie maladive et le tempérament possessif de Claude François pèsent lourdement sur le quotidien de Janet Woollacott.

En 1962, la jeune femme est engagée comme danseuse à l’Olympia de Paris.

C’est dans cette mythique salle parisienne qu’elle fait la connaissance de Gilbert Bécaud, alors fraîchement séparé de son épouse Monique Nicolas.

En juin 1962, le choc est total pour Cloclo, Janet le quitte pour aller vivre avec Gilbert Bécaud, bien que les lenteurs administratives feront traîner leur divorce officiel pendant cinq longues années, jusqu’au prononcé définitif du 13 mars 1967.

Extrêmement affecté par cette séparation brutale, Claude François canalise sa douleur dans l’écriture.

Durant l’été 1962, c’est dans l’anonymat d’une petite chambre de l’hôtel parisien Magda situé au 7 rue Troyon, à deux pas de l’Arc de Triomphe que Claude François griffonne le texte de Je sais.

Pour l’habillage mélodique, il pioche dans ses archives et récupère une composition esquissée en novembre 1961 à Monaco.

Ce morceau reste d’abord deux ans au fond d’un tiroir, le temps que le chanteur mesure la portée du projet et demande au compositeur et arrangeur Gérard Gustin de retravailler toute la partition.

Ce 45 tours finit par voir le jour au début du mois d’octobre 1964, au moment même où Cloclo s’installe sur la scène de l’Olympia pour une série de représentations données du 24 septembre au 14 octobre 1964.

Le soir de la première, le passé ressurgit de la plus inattendue des manières :

Janet Woollacott et Gilbert Bécaud viennent le féliciter dans sa loge, esquissant les premiers pas d’une réconciliation apaisée.

Conscient de la force émotionnelle de ce titre personnel, Claude François tâchera de lui offrir une résonance internationale en enregistrant, au printemps 1967, une version italienne intitulée Quanto male, suivie durant l’été 1977 par une adaptation anglaise, I know.

https://www.youtube.com/watch?v=not31UWZ-G4

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