Éloïse
Fiche technique
- Sortie
- décembre 1968
- Référence
- PHILIPS - 424.554 BE
- Paroles et musique
- Claude François et Paul Ryan
- Enregistrement
- le 3 et 21 octobre 1968 au Studio Europa Sonor à Paris
- Chant
- Claude François
- Orchestre
- Reg Guest
- Chœurs
- Les Fléchettes (Catherine Bonnevay, Dominique Bonnevay, Dominique Poulain et Francine Chantereau)
- Photographe
- Henri Bruneau
À l’automne 1968, Claude François traverse la Manche et pose ses valises à Londres. C’est là, au cœur de l’effervescence musicale britannique, qu’il découvre un véritable choc sonore : Eloïse, interprété par Barry Ryan, né le 24 octobre 1948 à Leeds, en Angleterre.
Immédiatement séduit par cette fresque pop-symphonique aux accents dramatiques, Claude François sent que ce morceau est taillé pour devenir un tube en français. Cette œuvre originale est née un peu plus tôt au printemps 1968 sous la plume de Paul Ryan, le frère jumeau de Barry.
Portée par des arrangements orchestraux baroques et puissants, la version originale s’écoule à travers le monde à plus de 5 millions d’exemplaires. Un triomphe international qui se traduit dans les classements : le disque atteint la deuxième place des meilleures ventes britanniques, s’empare de la première place en France, mais se contente d’une plus timide 86ème position aux États-Unis.
De retour de son voyage londonien, Claude François passe immédiatement à l’action. Il confie à son ami Michel Poulain — ancien réalisateur de l’émission culte Salut Les Copains sur Europe 1 et alors directeur artistique des Disques Flèche — la mission délicate d’obtenir les droits d’adaptation de la chanson.
Une fois l’affaire conclue, Claude François entre en studio pour façonner sa propre version.
Les sessions d’enregistrement d’Éloïse se déroulent les 3 et 21 octobre 1968 au Studio Europa Sonor à Paris, tandis que le mixage final est confié aux Studios Chappell de Londres.
Le pari de Cloclo s’avère totalement gagnant.
Le public français répond présent avec un enthousiasme foudroyant, propulsant le titre directement en tête du hit-parade de Salut Les Copains sur Europe 1 de janvier à mars 1969, confirmant une fois de plus le flair infaillible du chanteur pour flairer les tubes transalpins ou anglo-saxons.
Les années passeront, scellant le destin de cette grande fresque musicale, jusqu’à la disparition de ses créateurs originaux : Paul Ryan s’éteint le 24 novembre 1992, suivi de longues années plus tard par son frère Barry, mort le 28 septembre 2021 à l’âge de 72 ans.
Cette version française se classe en tête du hit-parade de Salut Les Copains sur Europe 1 de janvier à mars 1969.
La version française de Claude François, quant à elle, demeure l’un des sommets flamboyants de sa discographie de la fin des années 60.




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