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BONEY M.

Sunny

Le disque

Fiche technique

Sortie
22 novembre 1976
Référence
CARRÈRE - 49.245
Paroles et musique
Bobby Hebb
Enregistrement
en avril 1976 aux Union Studios de Munich, en Allemagne
Chant
Liz Mitchell (née en 1952), Marcia Barrett (née en 1948) et Frank Farian (1941/2024)
Arrangements
Stefan Klinkhammer
Guitare et basse
Gary Unwinn
Batterie
Keith Forsey
Guitare
Nick Woodland
Piano
Thor Baldursson
Producteur
Frank Farian
Les coulisses de : Sunny

Novembre 1963. Alors que l’Amérique est frappée de plein fouet par la tragédie, le chanteur et auteur-compositeur américain Bobby Hebb traverse une période de deuil insoutenable.

En l’espace de quarante-huit heures, il perd d’abord le président John Fitzgerald Kennedy, assassiné le 22 novembre 1963, puis son frère aîné Harold, poignardé mortellement à l’extérieur d’une boîte de nuit à Nashville. Submergé par la douleur, Bobby Hebb fait le choix paradoxal de composer une œuvre lumineuse, un hymne vibrant à la chaleur et à l’optimisme : naît ainsi Sunny.

Cette chanson trouve sa place sur l’album du même nom, Sunny, paru en juin 1966. Ce succès instantané propulse Bobby Hebb sur le devant de la scène, au point de le mener en première partie des Beatles lors de leur toute dernière tournée américaine, du 12 au 29 août 1966.

Bobby Hebb s’éteindra en 2010 à l’âge de 72 ans, laissant derrière lui un standard interplanétaire.

Pourtant, avant de s’imposer mondialement sous la plume de son créateur, ce titre connaît d’autres routes discographiques.

En réalité, la première véritable version commerciale est enregistrée et publiée à New York dès 1965 dans une relecture jazz audacieuse signée par la Japonaise Mieko Hirota (1947-2020).

Quelques années plus tard, c’est au tour de la grande Ella Fitzgerald d’apposer sa griffe : accompagnée par un somptueux orchestre de 30 musiciens, elle grave sa version de Sunny en mai 1969 à Hollywood.

Mais c’est véritablement en 1976 que cette chanson s’offre une cure de jouvence monumentale grâce au groupe germano-antillais de disco-pop Boney M.

Portée par les arrangements ciselés de Gary Unwin à la guitare et à la basse, et sous la houlette du producteur Frank Farian, cette relecture devient le troisième extrait de Take the Heat off Me, le tout premier album de la formation.

Ce 45 tours débarque dans les bacs le 22 novembre 1976, exactement treize ans après la tragédie originelle, transformant la complainte soul en un triomphe disco incontournable sur toutes les pistes de danse d’Europe.

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