Rivers of Babylon
Fiche technique
- Sortie
- 1978
- Référence
- CARRÈRE - 49.359
- Paroles et musique
- Frank Farian et George Reyam
- Enregistrement
- en 1977 aux Union Studios de Munich, en Allemagne
- Chant
- Liz Mitchell et Frank Farian
- Batterie
- Keith Forsey
- Guitare
- Nick Woodland et Mats Björklund
- Basse
- Gary Unwin
- Claviers
- Chico de los Reyes
- Percussions et marimba
- Bernd Kohn
- Ingénieurs du son
- Fred Schreier, Hartmut Pfannmüller, Tammy Grohé et John Lund
- Producteur
- Frank Farian
- Photographe
- Didi Zill
Il est des mélodies universelles dont les racines plongent au plus profond de l’histoire humaine. Les paroles de Rivers of Babylon proviennent directement du Psaume 137 et du Psaume 19 (verset 14) tirés de l’Ancien Testament de la Bible, écrits à Babylone 600 ans avant Jésus-Christ.

Ces textes fondateurs, qui expriment la douleur de l’exil, traversent les siècles pour trouver une résonance inattendue dans la Jamaïque du XXe siècle, portés par les percussions et le marimba de Bernd Kohn.
L’histoire moderne de ce monument musical prend forme en 1970 avec la sortie d’une première version reggae signée The Melodians, un groupe originaire de Kingston formé en 1965.
D’abord frappée de censure par le Gouvernement jamaïcain en raison de sa charge spirituelle et politique liée au mouvement rastafari, la chanson finit par triompher sous la pression populaire.
Elle s’installe triomphalement à la première place des hit-parades jamaïcains pendant trois semaines.

Sa notoriété franchit un nouveau cap en 1972 lorsqu’elle intègre la bande originale du film culte The Harder They Come, avec Jimmy Cliff dans le rôle principal, contribuant activement à la percée du reggae aux États-Unis.
C’est pourtant en 1978 que cette chanson s’apprête à emporter le public.
Le groupe allemand Boney M. revisite Rivers of Babylon dans une version disco irrésistible, extraite de leur troisième album studio, Nightflight to Venus, paru la même année.
Le titre se transforme instantanément en un immense succès mondial, s’écoulant par millions d’exemplaires et s’imposant durablement dans les charts européens.
Ce triomphe planétaire s’accompagne toutefois d’un imbroglio juridique et des pressions sur les droits d’auteur : sur la première édition du 45 tours, seuls Frank Farian et Reyam sont crédités, oubliant totalement les auteurs originaux, Brent Dowe et Trevor McNaughton.
Après un accord financier indispensable, justice leur est rendue et leurs noms apparaissent enfin sur les pressages suivants.
Aujourd’hui encore, traversant les époques et les genres, Rivers of Babylon continue toujours de faire vibrer et danser les foules aux quatre coins du globe.




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