Hurricane
Fiche technique
- Sortie
- novembre 1975
- Référence
- CBS - CBS 3841
- Chant, guitare, harmonica et piano
- Bob Dylan
- Violon
- Scarlet Rivera
- Accordéon et mandoline
- Dom Cortese
- Bellzouki
- Vincent Bell
- Batterie
- Howard Wyeth
- Basse
- Rob Stoner
- Chœurs
- Ronee Blakley, Emmylou Harris et Steve Soles
- Ingénieur du son
- Don Meehan
- Producteur
- Don DeVito
- Photographe
- Ruth Bernal
Lorsque Bob Dylan entre en studio au milieu des années 70, il ne se contente pas d’enregistrer un simple morceau : il signe l’un des réquisitoires les plus percutants de l’histoire du rock. Co-écrite avec Jacques Levy, la chanson Hurricane bénéficie de la participation de Bob Dylan au chant, à la guitare, à l’harmonica et au piano, épaulé par Dom Cortese à l’accordéon et à la mandoline, ainsi que par Vincent Bell au Bellzouki. Derrière ce titre vibrant se cache un combat acharné mené pour tenter de réhabiliter Rubin « Hurricane » Carter, un boxeur injustement incarcéré durant dix-neuf ans pour meurtre. L’affaire trouve son origine le 17 juin 1966 dans un bar de Paterson, dans le New Jersey, où trois personnes blanches sont abattues. Rapidement, Rubin Carter et son ami John Artis sont interpellés par la police. Ne correspondant en rien à la description des véritables agresseurs, ils sont rapidement libérés. Rubin Carter peut alors reprendre sa carrière de boxeur professionnel, disputant même un combat. Mais au mois d’octobre 1966, la situation bascule de nouveau : Rubin Carter et John Artis sont arrêtés une seconde fois, cette fois sur la foi des témoignages d’Arthur Bradley et d’Alfred Bello, deux individus aux casiers judiciaires particulièrement lourds. À l’issue du procès, les deux hommes sont lourdement condamnés, Rubin Carter écopant d’une peine de 30 ans à perpétuité et John Artis de 15 ans à perpétuité. Derrière les barreaux, Rubin Carter ne baisse pas les bras et se bat pour raconter sa vérité afin de reconquérir sa liberté. Avec l’aide d’un écrivain, il parvient à publier son autobiographie, The Sixteenth Round: From Number 1 Contender to Number 45472, parue en 1974. Peu après la sortie de cet ouvrage, les principaux témoins à charge, Arthur Bradley et Alfred Bello, se rétractent et affirment publiquement avoir été contraints de témoigner contre les accusés.
C’est cette injustice révoltante qui pousse Bob Dylan à enregistrer une première version de Hurricane en juillet 1975 aux Studios Columbia de New York. Cependant, face aux revirements successifs d’Alfred Bello et d’Arthur Dexter Bradley, le musicien est contraint de réécrire les passages textuels les plus incriminants les concernant. Déterminé à frapper fort, Bob Dylan repasse en studio le 24 octobre 1975 pour livrer une version au tempo plus rapide et incisif. Ce 45 tours percutant débarque dans les bacs dès le mois de novembre 1975. Malgré les précautions prises sur les paroles retouchées, la machine judiciaire et médiatique ne s’arrête pas là : la chanson fait l’objet de poursuites judiciaires de la part du témoin oculaire Patricia Valentin. Pour autant, le mouvement de solidarité s’amplifie. Le 7 décembre 1975, Bob Dylan rend visite à Rubin Carter en prison et se mobilise lors d’un concert mémorable au Madison Square Garden de New York aux côtés de Joan Baez, Joni Mitchell et Roberta Flack, permettant de collecter plus de 100 000 dollars pour financer la défense du boxeur. Les batailles juridiques se poursuivent : en 1976, les condamnations de Robin Carter et John Artis sont annulées, mais un nouveau procès est ordonné, au terme duquel ils sont malheureusement condamnés à nouveau. Il faut attendre 1985 pour que l’affaire atteigne enfin la Cour suprême. Rubin Carter et John Artis sont alors définitivement disculpés. Robin Carter bénéficie d’un non-lieu en 1988 et choisit de s’installer au Canada. Il s’éteint le 20 avril 2014 des suites d’un cancer de la prostate, à l’âge de 76 ans, laissant derrière lui le souvenir indélébile d’un combat pour la justice immortalisé par la musique de Bob Dylan.
Bob Dylan écrit cette chanson pour tenter de réhabiliter Rubin « Hurricane » Carter, un boxer incarcéré durant 19 ans pour meurtre.

Rappel de cette affaire : le 17 juin 1966, trois personnes blanches sont abattues dans un bar de Paterson, situé dans le New Jersey.
Rubin Carter et son ami John Artis sont arrêtés par la police.
Mais les deux accusés ne ressemblent en rien à la description des tueurs et libérés.
Rubin Carter reprend sa carrière de boxeur professionnel, reprenant même un combat.
Au mois d’octobre 1966, Rubin Carter et John Artis sont de nouveau arrêtés à la suite du sur le témoignage d’Arthur Bradley et d’Alfred Bello, deux hommes aux casiers judiciaires bien chargés.
Rubin Carter et John Artis sont respectivement condamnés à 30 ans et 15 ans de prison à perpétuité.
En prison, Robin Carter travaille pour raconter son histoire afin de gagner sa liberté. Un écrivain l’aide à publier son autobiographie, The Sixteenth Round: From Number 1 Contender to Number 45472, publiée en 1974.
Peu après la publication du livre de Robin Carter, Bradley et Bello changent leur version des faits, affirmant qu’ils avaient été contraints de témoigner.
Entre-temps, Bob Dylan a enregistré, en juillet 1975 aux Studios Columbia de New York, une première version de Hurricane mais il doit modifier les paroles relatives à Alfred Bello et Arthur Dexter Bradley suite à leurs changements.
Bob Dylan repasse donc une nouvelle fois en studio le 24 octobre 1975 avec un tempo plus rapide.
Ce 45 tours paraît dans le commerce en novembre 1975.
Et même avec les paroles retouchées, la chanson est poursuivie en justice par le témoin oculaire Patricia Valentin.
le 7 décembre 1975 Bob Dylan rend visite à Robin Carter en prison et collecte plus de 100 000 dollars pour sa défense lors d’un concert au Madison Square Garden de New York avec Joan Baez, Joni Mitchell et Roberta Flack.
En 1976, les condamnations de Robin Carter et John Artis sont annulées et un nouveau procès est organisé durant lequel ils sont encore condamnés.
En 1985, l’affaire atteint la Cour suprême. Robin Carter et John Artis sont définitivement disculpés.
Robin Carter bénéficie d’un non-lieu en 1988 et part vivre au Canada.
Il décède le 20 avril 2014 des suites d’un cancer de la prostate, à l’âge de 76 ans.




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