All along the watchtower
Fiche technique
- Sortie
- 27 décembre 1967
- Référence
- CBS - 3872
- Paroles et musique
- Bob Dylan
- Enregistrement
- le 6 novembre 1967 au Studio Columbia A de Nashville, aux États-Unis
- Chant, guitare et harmonica
- Bob Dylan
- Basse
- Charlie McCoy
- Batterie
- Kenny Buttrey
- Ingénieur du son
- Charlie Bragg
- Producteur
- Bob Johnston
Tout commence par un accident de moto au cours de l’été 1966. Cet événement tragique et imprévu contraint Bob Dylan à une très longue convalescence, l’immobilisant pour une période de dix-huit mois dans sa maison située près de Woodstock.
C’est durant cette parenthèse forcée que le chanteur, également aux commandes de la guitare et de l’harmonica, compose All along the watchtower, un morceau énigmatique et fulgurant. Le 6 novembre 1967, Bob Dylan se rend au Columbia Studio A de Nashville, dans le Tennessee — le même lieu où il avait enregistré l’album Blonde on Blonde au printemps de l’année précédente.
Pour capturer cette nouvelle fresque mystique, cinq prises suffisent. Afin d’obtenir le résultat escompté, la troisième et la cinquième prises sont minutieusement assemblées et retravaillées pour ne plus former qu’un seul et même bloc.
Ce titre d’exception trouve tout d’abord sa place sur son huitième album studio, John Wesley Harding, qui arrive dans les bacs le 27 décembre 1967.
Interrogé plus tard sur la signification profonde de cette œuvre cryptique, Bob Dylan confiera cette clé de lecture déroutante : « Ne cherchez plus le sens de ce texte, l’histoire commence par la fin de la chanson. » Une structure narrative inversée qui contribue au statut culte du morceau.
Au fil du temps, All along the watchtower franchit les frontières stylistiques pour devenir un standard incontournable, repris par de prestigieux artistes tels qu’Eric Clapton, Neil Young ou encore U2.
Mais c’est incontestablement la version explosive gravée par Jimi Hendrix en 1968 qui va propulser cette composition dans une autre dimension, éclipsant même le succès de l’originale.
En remplaçant l’harmonica par des envolées de guitare incisives et en imprimant un tempo nettement plus accéléré, le guitariste de génie livre une relecture visionnaire.
Un hommage ultime et suprême : Bob Dylan lui-même adoptera définitivement cette approche scénique, avouant sans détour préférer la version de Jimi Hendrix à la sienne.




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