Traffic
Fiche technique
- Sortie
- février 1980
- Référence
- BARCLAY - 62679
- Paroles et musique
- Bernard Lavilliers
- Enregistrement
- en septembre 1979 au Power Station de New York, aux États-Unis
- Chant
- Bernard Lavilliers
- Batterie
- Leo Adamian
- Guitare
- Kenny Mazur
- Claviers
- Steve Robbins
- Saxophone
- John Ofria III
- Percussions
- Brian Slawson
- Producteurs
- Richard Marsan et Eric Dufaure
- Photographe
- Jean-Baptiste Mondino
L’étincelle de Traffic naît d’un choc visuel et urbain. Bernard Lavilliers la doit d’abord au film allemand L’Œuf du serpent, réalisé par Ingmar Bergman et sorti en salle le 28 octobre 1977, avec David Carradine dans le rôle principal.

Cette atmosphère sombre se superpose à un souvenir bien réel : une déambulation nocturne dans la 42e rue de New York, au milieu de ses dealers, de ses prostituées et de ses patrouilles de police. De cette tension naît l’ossature d’un morceau taillé pour la route, construit autour d’un riff redoutable et entêtant, articulé autour de seulement trois accords.
Pour capturer cette énergie brute, le chanteur s’envole pour les États-Unis. En septembre 1979, les sessions d’enregistrement s’ouvrent au prestigieux studio Power Station de New York.
Ce haut lieu de la musique a vu défiler les plus grands, de Bob Dylan à David Bowie, en passant par John Lennon ou encore Paul Simon. Une émulation particulière règne d’ailleurs dans les couloirs : Bernard Lavilliers y sympathise avec Bruce Springsteen, qui peaufine alors son futur album The river dans un studio voisin.
Pour façonner son son, le Français s’entoure des musiciens chevronnés du groupe de Robert Palmer, insufflant au morceau une rigueur rythmique taillée pour les grands espaces.
Le résultat de ces sessions transatlantiques devient le premier single extrait de O gringo, son septième album, qui arrive dans les bacs en janvier 1980.
Ce 45 tours sort quant à lui en février 1980.
Il se classe à la 18ème place du hit-parade d’Europe 1 et se vend à plus de 80 000 exempalires.
Porté par cette production moderne et percutante, le titre trouve son public : il se classe à la 18ème place du hit-parade d’Europe 1 et s’écoule à plus de 80 000 exemplaires, s’imposant durablement comme un incontournable du répertoire de Bernard Lavilliers.




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