Woman in love
Fiche technique
- Sortie
- 16 août 1980
- Référence
- CBS - CBS 8966
- Paroles et musique
- Barry Gibb et Robin Gibb
- Enregistrement
- en février 1980 aux studios Criteria de Miami, aux États-Unis
- Chant
- Barbra Streisand
- Arrangements et guitare
- Barry Gibb
- Guitare
- Pete Carr
- Basse
- Harold Cowart
- Claviers
- Richard Tee
- Batterie
- Bernard Lupe
- Percussions
- Steve Gadd
- Cor
- Jerry Peel
- Chœurs
- Denise Maynelli, Myrna Mathews et Marti McCall
- Ingénieur du son
- Karl Richardson
- Producteurs
- Albhy Galuten, Barry Gibb et Karl Richardson
- Photographe
- Mario Casilli
Au tournant des années 1980, le paysage musical est dominé par l’immense raz-de-marée de la bande originale de Saturday Night Fever, parue en 1978. Alors qu’ils surfent sur ce succès planétaire, les frères Gibb — Barry, Maurice et Robin — se trouvent dans l’attente du verdict du lourd procès qu’ils mènent contre leur ancien manager, auquel ils réclament pas moins de 200 millions de dollars.
C’est dans ce climat tendu qu’ils continuent à composer, donnant notamment naissance à Woman in Love. Pour façonner cette mélodie, le trio utilise une astuce de studio bien particulière : une boucle de batterie subtilement ralentie, directement empruntée à Stayin’ Alive, qui constituait elle-même un recyclage rythmique de Night Fever.
L’histoire de cette collaboration improbable naît pourtant d’une simple discussion. Interrogé par un journaliste sur les artistes avec lesquels ils rêveraient de collaborer, les frère Gibb citent spontanément le nom de Barbra Streisand.
L’information ne tarde pas à remonter jusqu’à l’équipe de la chanteuse, qui prend rapidement contact avec les auteurs-compositeurs. En 1979, Barry Gibb s’attelle donc à l’enregistrement d’une maquette de Woman in Love qu’il s’empresse de faire écouter à la star.
Convaincre l’interprète demande pourtant un certain temps, celle-ci n’étant pas immédiatement à l’aise avec la teneur des paroles. À l’origine, Barry Gibb et Barbra Streisand envisagent même de porter la chanson sous la forme d’un duo.
Toutefois, les dirigeants du label CBS s’y opposeront fermement, préférant confier l’entièreté du chant à la seule Streisand.
Les deux artistes parviendront tout de même à arracher un compromis de taille : figurer ensemble sur la pochette du disque.
L’enregistrement s’officialise en février 1980 au sein des mythiques studios Criteria de Miami, aux États-Unis, sous la houlette de Barry Gibb et de ses complices de production Albhy Galuten et Karl Richardson.
Barry Gibb y pose d’ailleurs de discrètes harmonies vocales pour envelopper la voix de Barbra Streisand.
Commercialisé le 16 août 1980, le 45 tours s’impose comme une véritable déferlante commerciale.
Il s’écoule à plus de 2,5 millions d’exemplaires à travers le monde, dont un million rien qu’en France, et s’empare de la première place des hit-parades dans pas moins de 19 pays.
Véritable locomotive de l’album Guilty, ce tube vaut d’ailleurs à Barry et Robin Gibb de décrocher le prestigieux Prix Ivor Novello de la meilleure chanson musicale et lyrique en 1981.
Comme le veut l’usage de l’époque, le titre connaît rapidement une déclinaison française.
Adaptée en français par Eddy Marnay sous le titre Une femme amoureuse, la chanson est confiée à Mireille Mathieu.
Sa version trouvera à son tour le public, se vendant à plus de 400 000 exemplaires en France et ancrant définitivement le morceau dans la culture populaire francophone.




À découvrir aussi
Quelques autres histoires de chansons à parcourir.







