Les mains d’or
Fiche technique
- Sortie
- 2001
- Référence
- UNIVERSAL MUSIQUE - 9659
- Paroles et musique
- Bernard Lavilliers et Pascal Arroyo
- Enregistrement
- en 2001
- Chant et guitare
- Bernard Lavilliers
- Basse
- Xavier Padilla
- Batterie
- Fred Jacquemin
- Claviers
- Xavier Tribolet
- Guitare
- Marco Papazian et Manasses de Souza
- Djembe et percussions
- Dominique Mahut
- Congas, bongos et percussions
- Orlando Poleo
- Piano
- Julio Font et Mathieu Gonet
- Saxophone
- Allen Hoist
- Trombone
- Edivandro Borges Pereira et Michael Joussein
- Trompette
- Christian Martinez, Jason Golley et Philippe Slominsky
- Violon
- Éric Slabiak
- Chœurs
- Audrey Denise Martells, Dina Miller, Marcela Coloma et Rafael Mejias
- Ingénieur du son
- Phil Delire
Quand Bernard Lavilliers prend la plume pour composer Les mains d’or, c’est toute une mémoire ouvrière qu’il entend honorer. Le titre naît en réaction directe à la tragédie sociale qui frappe la Lorraine au tournant du millénaire, où les hauts fourneaux et les usines ferment les uns après les autres, brisant des générations de savoir-faire.
Pour le chanteur, ce drame économique résonne avec une intime familiarité : fils d’un ouvrier et militant syndicaliste de Saint-Étienne, dans la Loire, terre industrielle par excellence, il a lui-même connu la rudesse du travail à la chaîne dès l’âge de 15 ans. Il lui faudra attendre ses 20 ans pour s’extraire de l’usine et enfin embrasser son destin de musicien.
Musicalement, ce vibrant hommage prend corps sur l’album Arrêt sur image, publié en 2001. Pour porter ce texte poignant, Bernard Lavilliers et son acolyte Pascal Arroyo cisèlent un rock aux accents celtiques singuliers, où résonnent notamment des cornemuses.
Ce choix instrumental audacieux insuffle au morceau une dimension à la fois funèbre et solennelle, taillée pour porter la voix de ceux que l’on réduit au silence. Fort de sa résonance, l’album connaîtra d’ailleurs une réédition l’année suivante, en 2002, enrichie de deux pistes supplémentaires.
Au fil du temps, Les mains d’or a dépassé le simple cadre de l’album pour s’imposer comme un incontournable de la discographie de Bernard Lavilliers sur scène. Véritable hymne de dignité face à la fatalité industrielle, la chanson demeure l’une des plus poignantes radiographies de la France ouvrière et de ses mutations douloureuses.


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