On the road again
Fiche technique
- Sortie
- 21 mars 1988
- Référence
- NORD SUD - 871 286-7
- Paroles et musique
- Bernard Lavilliers et Sebastian Santa Maria
- Enregistrement
- en 1988 au Studio Prisme de Lausanne, en Suisse
- Chant et guitare
- Bernard Lavilliers
- Arrangements
- Sebastian Santa Maria
- Basse
- Pascal Arroyo
- Batterie
- Philippe Roux
- Claviers
- Sebastian Santa Maria
- Guitare
- John Woolloff et Marc Papazian
- Chœurs
- Angela Clemmons-Patrick, Benny Diggs, Clyde Gamble, Darryl Tookes, Dennis Collins, Jocelyn Brown, Joseph Joubert, Michel Sorel, Paulette Mc William, Phillip Ballou et Sebastian Santa Maria
- Ingénieur du son
- Philippe Mercier
- Producteur
- Bernard Lavilliers
- Photographe
- Karl Lagerfeld
Né Bernard Ouillon le 7 octobre 1946 à Saint-Étienne, dans la Loire, d’un père employé dans la célèbre manufacture d’armes locale, celui qui deviendra pour la scène Bernard Lavilliers baigne dès son plus jeune âge dans la musique, bercé dès ses 4 ans par les mélodies qui tournent en boucle sur le tourne-disque de sa chambre. Nourri très tôt par cet appétit de sons et d’ailleurs, le jeune homme refuse l’assignation à résidence stéphanoise :
à 19 ans, habité par le désir viscéral de découvrir le monde, il s’envole pour le Brésil. C’est le point de départ d’une vie de bourlingueur impénitent et le terreau de toute son œuvre future.
Pourtant, le grand succès de l’emblématique On the road again, véritable hymne à sa vie de baroudeur, doit beaucoup à une rencontre providentielle avec son pianiste, le musicien chilien Sebastian Santa Maria. Alors qu’au début de l’année 1998
période charnière pour l’élaboration de ses projets
Bernard Lavilliers travaille sur son nouvel album au Studio Prisme de Lausanne, en Suisse, Santa Maria lui joue au piano une mélodie tout fraîchement composée.
Le chanteur flaire immédiatement le potentiel de cette rythmique, diablement efficace et facile à adapter à la guitare.
Inspiré par l’instant, c’est le soir même, dans sa chambre d’hôtel au Terminus de Lausanne, qu’il accouche des paroles.
Dès le lendemain, le morceau est enregistré, capturant à la perfection l’essence vagabonde de son auteur.
Mais cette chevauchée musicale ne va pas sans soulever quelques remous, valant à Bernard Lavilliers de nombreuses accusations de plagiats.
Concernant les paroles, et plus particulièrement les vers « Nous sommes deux drôles / Aux larges épaules, / De joyeux bandits, / Sachant rire et battre », Bernard Lavilliers s’est en réalité inspiré très librement du recueil Les Tuileries, écrit par Victor Hugo en 1847 et publié à titre posthume en 1872
Un texte que Colette Magny avait déjà habillé de musique dès 1964.
L’infatigable explorateur des répertoires ne s’arrête pas en si bon chemin.
Il emprunte également la formule « Si tu t´en vas / La mer viendra toujours / Vers le rivage », directement tirée de la chanson Si tu t’en vas de Léo Ferré, dévoilée en 1961.
Enfin, le triptyque des clins d’œil se complète avec le refrain de Errer humanum est, signé par Hubert-Félix Thiéfaine en 1986 sur l’album Météo_für_nada, un titre conçu en hommage à l’écrivain américain Jack Kerouac.
Une légende urbaine tenace associera par ailleurs cette chanson à la mémoire tragique de Bobby Sands et de ses camarades de l’IRA.
Côté visuel, l’iconographie est soignée :
la photo de la pochette du 45 tours est signée par le célèbre couturier et styliste allemand Karl Lagerfeld.
Porté par cette alchimie singulière, On the road again fait une entrée remarquée au Top 50 le 28 janvier 1989, s’y maintenant durant 24 semaines consécutives et culminant à une belle 24e place le 24 mars de la même année.
Ce titre s’impose comme le premier single extrait de If…, le douzième album studio de Bernard Lavilliers paru en 1988.




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