Madame rêve
Fiche technique
- Sortie
- 1992
- Référence
- BARCLAY - 865 648-1
- Paroles et musique
- Pierre Grillet et Alain Bashung
- Enregistrement
- en 1991 aux studios Plus XXX à Paris
- Chant
- Alain Bashung
- Claviers
- Philippe Decock
- Ingénieur du son
- Sophie Masson
- Photographe
- Jean-Baptiste Mondino
C’est en 1991, alors qu’il tourne le film Rien que des mensonges réalisé par Paule Muret — dans lequel il donne la réplique à Fanny Ardant —, qu’Alain Bashung trouve l’inspiration pour l’un des sommets absolus de sa discographie.
Pour habiller musicalement ce futur classique, le chanteur lorgne du côté de l’Australie et s’approprie la ligne mélodique de In the Wake of Adversity, un morceau du groupe Dead Can Dance.
Pour les paroles, Bashung fouille au fond d’un tiroir et exhume un texte signé Pierre Grillet, rédigé dès 1989.
Ce dernier l’avait pourtant proposé sans succès à Louis Chedid ainsi qu’au musicien suisse Andreas Vollenweider, qui l’avaient tous deux refusé.
Derrière ces vers poétiques se cache une tragédie intime : Pierre Grillet s’est inspiré de Natasha, une femme qu’il a profondément aimée, rattrapée par la maladie psychique et décédée avant même la parution du titre.
Portée par cette aura crépusculaire, la chanson intègre naturellement la bande originale du long métrage de Paule Muret.
Son enregistrement s’oule ensuite en 1991 au sein des studios Plus XXX à Paris, avant d’être immortalisé sur disque.
Madame rêve est ainsi choisi pour être le troisième extrait d’Osez Joséphine, le 8ème album studio d’Alain Bashung, qui paraît en novembre 1991 et redéfinit durablement les contours du rock français.




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