Sir Duke
Fiche technique
- Sortie
- 22 mars 1977
- Référence
- MOTOWN - 2C 006-98.912
- Paroles et musique
- Stevie Wonder
- Enregistrement
- aux Studios Record Plant de Los Angeles, en Californie, aux États-Unis
- Chant
- Stevie Wonder
- Saxophone
- Hank Redd et Trevor Lawrence
- Basse
- Nathan Watts
- Batterie
- Raymond Pounds
- Guitare
- Michael Sembello (en 1983, il enregistre Maniac, chanson extraite de Flashdance) et Ben Bridges
- Trompette
- Raymond Maldonado et Steve Madaio
- Ingénieurs du son
- Gary Olazabal et John Fischbach
- Producteur
- Stevie Wonder
- Photographe
- Bruno Ducourant
La trajectoire musicale de Stevie Wonder débute prématurément en 1961, alors qu’il n’a que onze ans.
Depuis son adolescence, grand un amateur de jazz, il est fasciné par le pianiste, chef d’orchestre et compositeur américain Duke Ellington.
Lorsque ce dernier décède le 24 mai 1974, à l’âge de 75 ans, Stevie Wonder prend la décision de lui rendre un vibrant hommage en chanson.
Mais pour composer une œuvre à la hauteur de celui qui, dans sa jeunesse, avait abandonné le sport pour le piano après avoir reçu un violent coup de batte de baseball au visage, Stevie wonder prend son temps.
Il lui faudra près de deux années pour peaufiner sa partition.
Le nom de cette chanson s’impose comme une évidence : ce sera Sir Duke.
Dans les paroles, Stevie Wonder cite également d’autres figures tutélaires du genre : Count Basie, Glenn Miller, Louis Armstrong et Ella Fitzgerald.
Les cuivres irrésistibles du morceau témoignent d’ailleurs directement de sa passion pour les grands orchestres swing des années 30 et 40.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le chanteur grave sur disque son admiration pour ses pairs.
Dès 1968, sa composition Bye Bye World était déjà dédiée au guitariste de jazz Wes Montgomery, disparu le 15 juin de cette même année.
Au fil de son parcours, Stevie Wonder signera d’autres hommages marquants à des personnalités qu’il vénère, saluant notamment Bob Marley avec Master Blaster en 1980, puis Martin Luther King avec Happy Birthday en 1981.
Pour mener à bien l’enregistrement de Sir Duke aux studios Record Plant de Los Angeles, en Californie, Stevie Wonder exige une rigueur absolue de la part de ses musiciens : toute l’équipe a intérêt à se pointer à l’heure au travail, sous peine de déclencher une rage folle chez le compositeur.
Véritable homme-orchestre, il s’investit corps et âme dans la session, assurant lui-même les parties vocales, le piano électrique et les percussions.
À ses côtés, le guitariste principal n’est autre que Michael Sembello, qui connaîtra lui aussi la consécration en 1983 grâce à Maniac, l’un des tubes incontournables de la bande originale du film Flashdance.
Ce 45 tours s’impose au sommet des charts lors de sa sortie, se classant numéro 1 aux États-Unis et décrochant la deuxième place en Angleterre ainsi qu’en France.
Sir Duke extrait du double album 33 tours Songs In The Key Of Life, paru en 1976, s’écoulant à 303 200 exemplaires rien qu’en France.
Cerise sur le gâteau, Stevie Wonder de rafler quatre Grammy Awards en 1976 : meilleure performance vocale Pop masculine, meilleure performance vocale Rhythm and Blues masculine, album de l’année et producteur de l’année.




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