Cocaïne
Fiche technique
- Sortie
- 11 novembre 1977
- Référence
- RSO - 2479 201
- Paroles et musique
- J.J. Cale
- Enregistrement
- en mai 1977 à l'Olympic Studios de Londres, en Angleterre
- Chant et guitare
- Eric Clapton
- Basse
- Carl Radle
- Batterie
- Jamie Oldaker
- Guitare
- George Terry
- Claviers
- Dick Sims
- Producteur et ingénieur du son
- Glyn Johns
- Photographe
- Andy Seymour
Au début de l’année 1977, alors qu’il peaufine le répertoire de son futur album Slowhand, Eric Clapton se tourne vers l’œuvre de l’un de ses auteurs-compositeurs favoris, le guitariste de blues J.J. Cale.
C’est dans le catalogue de ce dernier, précisément sur l’album Troubadour paru l’année précédente, qu’il déniche une pépite brute : Cocaïne. Contre toute attente et malgré les malentendus du public, cette composition s’avère être un brûlot foncièrement anti-drogue.
Pour capturer cette essence, Eric Clapton entre en studio en mai 1977 aux Olympic Studios de Londres. Aux manettes de la production se trouve Glyn Johns, un technicien d’exception qui a déjà forgé le son des plus grands, des Beatles aux Who, en passant par Led Zeppelin et les Rolling Stones.
Le 11 novembre 1977, ce cinquième opus studio débarque dans les bacs et propulse Cocaïne au rang de phénomène.
Porté par un riff de guitare hypnotique et le jeu de Fender Stratocaster si caractéristique d’Eric Clapton, ce morceau s’impose au fil du temps comme le plus grand triomphe de sa carrière, s’inscrivant durablement dans la postérité.
L’objet physique lui-même marque les esprits : une pochette sobre, en noir et blanc, qui ne dévoile qu’un profil partiel du musicien, laissant toute la vedette en gros plan à sa fidèle guitare.
Fait notable, cette chanson ne sortira en 45 tours qu’en 1980, en tant que face B du titre Lay Down Sally.
À l’époque de ces sessions d’enregistrement, l’artiste traverse une période charnière et combat âprement ses vieux démons, luttant quotidiennement contre ses dépendances à l’alcool, au tabac et aux substances illicites.
C’est précisément pour cette raison intime, par crainte de glorifier involontairement ce fléau ou par pudeur au début de sa convalescence, qu’il choisit initialement de tenir Cocaïne à l’écart de ses prestations sur scène.




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