Bienvenue sur Histoire Des Chansons. Des millions de chansons... Toutes leurs histoires et anecdotes par Fabrice Lafitte.
CLAUDE FRANÇOIS

L’objet

Le disque

Fiche technique

Sortie
27 avril 1976
Référence
DISQUES FLÈCHE - 101 925
Paroles et musique
Charles Aznavour et Charles Randolph Grean
Enregistrement
en octobre 1975 au Studio CBE à Paris
Chant
Claude François
Orchestre
Mat Camison
Ingénieur du son
Bernard Estardy
Photographe
Léonard Deraemy
Les coulisses de : L’objet

Avril 1976. Claude François dévoile en face A de son nouvel album, Pour Les Jeunes De 8 à 88 Ans, un titre pour le moins surprenant : L’objet.

Derrière cette chanson se cache un formidable pont entre les souvenirs d’enfance du Cloclo égyptien et la grande tradition de la chanson française. Ce morceau est en effet l’adaptation française d’un succès américain de 1950, The Thing, immortalisé par Phil Harris — une voix bien connue des amateurs de cinéma d’animation, puisqu’il prêtera plus tard son timbre chaleureux à Baloo dans la version originale du Livre de la jungle (1970) ou encore à Thomas O’Malley dans Les Aristochats (1973).

L’histoire de cette version française remonte toutefois à un quart de siècle en arrière, le premier interprète de l’adaptation n’étant autre que Maurice Chevalier en 1951.

Mais il faut attendre le milieu des années 70 pour que le destin de cette chanson croise à nouveau la route de Claude François.

Le jeudi 23 mai 1974, le futur interprète de Alexandrie Alexandra et Charles Aznavour se croisent dans les loges du Studio 102 de la Maison de Radio France, entre deux prises d’une émission télévisée.

Alors que la discussion s’engage, Claude François confie à son illustre confrère qu’il prépare un disque pour les enfants.

Sans hésiter, Charles Aznavour lui suggère immédiatement d’y inclure L’objet.

S’il connaît la mélodie originale par cœur depuis ses jeunes années passées en Égypte, Claude François découvre en revanche les paroles écrites par Charles Aznavour.

L’alchimie opère, et le projet prend concrètement forme un peu plus d’un an plus tard, en octobre 1975.

C’est au Studio CBE, à Paris, que l’enregistrement s’ouvre sous la houlette de Bernard Estardy, l’incontournable magicien du son de l’époque.

À découvrir aussi

Quelques autres histoires de chansons à parcourir.