Le chanteur malheureux (Et je me demande)
Fiche technique
- Sortie
- juin 1975
- Référence
- DISQUES FLÈCHE - 6061 857
- Paroles et musique
- Jean-Michel Rivat, Michel Renard, Jean-Pierre Bourtayre et Martial Carcélès
- Enregistrement
- du 3 au 11 avril 1975 au Studio CBE à Paris
- Chant
- Claude François
- Orchestre
- Jean-Claude Petit
- Piano
- Martial Carcélès
- Ingénieurs du son
- Bernard Estardy et Jean-Louis Proust
- Photographe
- Mano
En mars 1975, alors qu’il s’attelle à la préparation d’un nouvel album, Claude François confie à son fidèle directeur artistique et ami, Jean-Pierre Bourtayre, une mission urgente : lui dénicher de nouvelles chansons.
C’est au cœur du catalogue des Éditions Chappell que Jean-Pierre Bourtayre repère une pépite mélodique signée par le compositeur Martial Carcélès.
À peine une semaine plus tard, il fait écouter la maquette enregistrée sur bande à un Cloclo immédiatement séduit.
Le chanteur sait exactement où il veut aller et mandate le parolier originaire de Vesoul, Jean-Michel Rivat, pour lui tailler un texte sur mesure.
Voulant explorer toutes les pistes, il confie la même mission, en parallèle et à l’insu de chacun, à un second auteur, Michel Renard.
Pour aiguiller leur inspiration, Claude François impose une consigne pour le moins singulière :
sous couvert d’une rupture amoureuse, les paroles doivent dresser un parallèle subtil et poignant avec le destin d’un artiste en perdition, terrifié à l’idée de perdre son public.
C’est finalement Jean-Michel Rivat qui trouve le titre fort et évocateur de ce futur tube : Le chanteur malheureux.
Refusant de trancher entre les deux propositions, Cloclo et Jean-Pierre Bourtayre optent pour une solution audacieuse en décidant de fusionner les textes de Jean-Michel Rivat et de Michel Renard.
Claude François exige que Martial Carcélès fasse le déplacement en studio. C’est ainsi qu’au Studio CBE à Paris, entre le 3 et le 11 avril 1975, le compositeur s’installe derrière le piano pour rejouer les notes qui avaient fait craquer le chanteur.
Portée par des arrangements soignés et une interprétation habitée, Le chanteur malheureux sort dans les bacs dès le mois de mai 1975.
Réédité dès le mois de juin pour répondre à une demande fulgurante, ce 45 tours franchit le cap des 540 000 exemplaires vendus, s’imposant durablement comme l’un des incontournables de l’été 1975.




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