Ballade irlandaise (un oranger)
Fiche technique
- Sortie
- 1958
- Référence
- PATHÉ - 13418
- Paroles et musique
- Eddy Marnay et Emil Stern
- Enregistrement
- le 9 avril 1958
- Chant
- Bourvil
- Orchestre
- Jerry Mengo
- Photographe
- Jean Mainbourg
Tout commence un soir de 1957. En panne d’inspiration, le parolier Eddy Marnay se rend chez son ami, le compositeur Émile Stern.
En arrivant, son regard est attiré par une partition qui traîne sur le piano. Malgré les protestations d’Émile Stern, qui juge sa mélodie sans le moindre intérêt, Eddy Marnay s’installe au piano et commence à déchiffrer les notes.
C’est le déclic : immédiatement, les mots « un oranger sur le sol irlandais » s’imposent à son esprit.
Inspiré, il écrit l’intégralité du texte en quelques heures, le soir même.
Pourtant, le chemin de ce futur classique a été semé d’embûches.
Proposée dans un premier temps à André Claveau, Jean-Claude Pascal ou encore Eddie Constantine, cette chanson se voit systématiquement refusée.
Quelques semaines plus tard, Jacques Sclingaud, directeur artistique de Bourvil et de Gilbert Bécaud, écoute ce morceau avec l’intention de le confier à ce dernier.
Jugeant finalement que l’univers du titre correspond davantage à la sensibilité du comédien, il l’oriente vers Bourvil.
Le succès est au rendez-vous et cette chanson s’impose comme la piste inaugurale de la face A de ce 45 tours.
Elle marque durablement les esprits, au point d’être rapidement reprise par de grands noms de la scène française tels que Patachou, Danielle Darrieux et Line Renaud.
Derrière ce triomphe se cache une figure incontournable du spectacle.
Bourvil, de son vrai nom André Robert Raimbourg, est né le 27 juillet 1917 à Prétot-Vicquemare, en Seine-Inférieure, et s’est éteint le 23 septembre 1970 dans le 16e arrondissement de Paris, laissant derrière lui l’image d’un artiste aux multiples facettes, aussi à l’aise dans la comédie que dans l’émotion pure.




À découvrir aussi
Quelques autres histoires de chansons à parcourir.










