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CARLOS

Big bisou

Le disque

Fiche technique

Sortie
1977
Référence
SONOPRESSE - GT 46.570
Paroles et musique
Bernard Estardy, Claude Lemesle, Jacques Plait et Joe Dassin
Enregistrement
au Studio CBE à Paris
Chant
Carlos
Orchestre
Johnny Arthey
Trompette
Pierre Dufour
Ingénieur du son
Bernard Estardy
Producteur
Jacques Plait
Photographe
Tony Frank
Les coulisses de : Big bisou

Sorti au printemps 1977, plus précisément en avril de cette même année, Big bisou entre immédiatement à la trente-septième position des ventes de disques avant de grimper jusqu’à la deuxième place fin mai, juste derrière L’Oiseau et l’Enfant de Marie Myriam, pour s’imposer instantanément comme l’un des tubes incontournables de cette année-là et même devenir la quinzième chanson la plus vendue de la période. Derrière cette apparente légèreté se cache une fine radioscopie de l’évolution des mœurs et de la libération sexuelle.

Cette chanson s’amuse à opposer les techniques de séduction d’autrefois, lorsque nos grands-parents « mettaient parfois jusqu’à cent ans pour s’embrasser », à l’audace et à la rapidité de la jeunesse contemporaine, encouragée à systématiser la fameuse méthode du « big bisou ». Pour concocter cet hymne radiophonique, Carlos, ancien secrétaire particulier de Sylvie Vartan devenu omniprésent sur les radios et les télés avec ses chansons empreintes de bonne humeur, s’est entouré d’une redoutable équipe : Joe Dassin pour l’écriture, aux côtés de Jean-Michel Rivat, Claude Lemesle et de la compositrice Alice Dona.

Porté par cette énergie communicative et par une période faste où s’enchaînent d’autres nouveaux tubes comme Cocotte en papier, La Cantine, Tout nu et tout bronzé ou encore Señor Météo, ce 45 tours s’écoule à plus de 600 000 exemplaires, propulsant ce titre au rang de phénomène populaire que Carlos prendra même soin d’enregistrer en version espagnole. Complice de longue date, Joe Dassin avait d’ailleurs un peu plus tôt témoigné de son amitié en apparaissant déguisé en femme, au sein du ballet de Barry Collins, lorsque Carlos avait interprété Il faut naître à Monaco sur un plateau de télévision.

L’histoire de ce tube ne s’arrête pas aux années 70. En 1993, AB Productions offre une seconde jeunesse visuelle à ce titre à travers un clip haut en couleur. Derrière les caméras, une jeune figurante vêtue de bleu, alors âgée de 17 ans et étudiante en fac de lettres à La Sorbonne, attire l’attention : il s’agit de Marie Drucker, future figure du journalisme et nièce de Michel Drucker. Le décor de cette saynète télévisuelle n’est d’ailleurs pas inconnu des téléspectateurs. Cette fameuse maison, installée à l’époque sur le toit des studios d’AB Productions, a également servi de décor de prédilection pour la célèbre série Le Miel et les abeilles, le clip de la Merguez party des Musclés, ou encore pour les tournages de l’émission de télé-réalité Secret Story diffusée sur TF1.

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