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ALAIN CHAMFORT

Bambou

Le disque

Fiche technique

Sortie
mai 1981
Référence
CBS - CBSA 1337
Paroles et musique
Serge Gainsboug · Alain Chamfort
Enregistrement
Sound Connection Studio de Los Angeles, aux États-Unis
Chant
Alain Chamfort
Synthétiseur et arrangements
Wally Badarou
Ingénieur du son
Ryan Ulyate
Percussions
Pauhlino da Costa
Cuivres
Steve Madaïo
Les coulisses de : Bambou
  • Réalisation artistique : Alain Chamfort
  • C’est à Caroline von Paulus, plus connue sous le pseudonyme de « Bambou », que l’on doit l’inspiration directe de ce titre emblématique. L’histoire entre la jeune femme et Serge Gainsbourg débute un soir d’avril 1980 dans une boîte de nuit parisienne très prisée, l’Élysée-Matignon. Âgée de 21 ans, elle croise le regard de Gainsbourg, alors âgé de 53 ans, qui la remarque sur la piste de danse et lui fait immédiatement porter une coupe de champagne.

    Amusée mais incrédule, elle lâche à ses amis : « C’est qui ce vieux con ? ». Une entrée en matière pour le moins piquante. À cette période, la jeune femme traverse une passe difficile et se trouve à la dérive.

    Serge Gainsbourg jouera un rôle salvateur en l’aidant à sortir de la drogue dans laquelle elle était tombée, tout en lui trouvant ce surnom devenu célèbre de « Bambou ». Leur complicité est immédiate : la même année, elle sert de mannequin au dandy de la chanson française pour son livre de photographies Bambou et les poupées. Lorsque vient le moment de concevoir le titre Bambou, choisi pour être le premier extrait de l’album Amour année zéro enregistré à Los Angeles, la collaboration artistique entre Gainsbourg et Alain Chamfort connaît quelques frictions.

    Pointilleux, Alain Chamfort va jusqu’à refuser certains textes que lui propose son pygmalion, les trouvant trop simplistes et manquant de travail. À ces tensions créatives s’ajoute un climat électrique en coulisses : Bambou ne s’entend pas du tout avec Lio, qui partage alors la vie d’Alain Chamfort. Ces divergences marqueront d’ailleurs l’une des tout dernières collaborations entre Serge Gainsbourg et Alain Chamfort.

    C’est pourtant au cours de cette période intense que l’auteur de Marseille fait découvrir à son compère le Bullshot, un cocktail pour le moins surprenant qui se boit comme un bouillon de légumes. Composé de consommé de bœuf, de vodka, de sauce Worcestershire et de citron vert, ce breuvage s’avère particulièrement corsé — une épreuve pour Alain Chamfort, qui ne supporte pas l’alcool.

    Malgré ces coulisses mouvementées, le succès est au rendez-vous : le 45 tours se vend à plus de 200 000 exemplaires. Pour habiller ce morceau, la pochette est confiée au talentueux Jean-Baptiste Mondino, qui signe là un visuel marquant pour accompagner la sortie de ce single.

    Alain Chamfort refuse des textes que lui écrit Serge Gainsbourg. Il les trouve trop simplistes et pas assez travaillés. D’autre part, Bambou ne s’entend pas avec Lio, la compagne d’Alain Chamfort.

    C’est l’une des dernières collaborations entre Serge Gainsbourg et Alain Chamfort.

    C’est à cette période que Serge Gainsbourg fait découvrir à Alain Chamfort le Bullshot qui se boit comme un bouillon de légume. Il est fait avec du consommé de bœuf, de la vodka, de la sauce Worcestershire et du citron vert. C’est assez fort et Alain Chamfort ne supporte pas l’alcool.

    Ce single se vend à plus de 200 000 exemplaires.

    La pochette de ce 45 tours est signée par Jean-Baptiste Mondino.

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