Wight is wight
Fiche technique
- Sortie
- novembre 1969
- Référence
- BARCLAY - 61 150
- Paroles et musique
- Michel Delpech et Roland Vincent
- Enregistrement
- le 1er octobre 1969 au Studio Davout à Paris
- Chant
- Michel Delpech
- Arrangements et orchestre
- Roland Vincent
- Guitare
- Francis Darizcuren et Raymond Gimenes
- Batterie
- Serge Biondi
- Percussions
- Marc Chantereau
- Basse
- Tony Rallo
- Ingénieurs du son
- Jean-Louis Delaunay et René Ameline
- Producteur
- Yves Roze
- Photographe
- Agence Gamma
Derrière ce tube intemporel se cache d’abord une joyeuse parodie. Composée par Michel Delpech et Roland Vincent, la chanson Wight is wight s’inspire directement du morceau Black is black du groupe espagnol Los Bravos, paru en 1966 et déjà adapté en français par Johnny Hallyday sous le titre Noir c’est noir. Ce clin d’œil musical rend hommage au festival de musique britannique hippie de l’île de Wight, fondé en 1968 et pensé comme le pendant européen du rassemblement américain de Woodstock. Petite anecdote amusante, Michel Delpech ne s’est (ne le répétez pas !) jamais rendu sur l’île de Wight. L’inspiration lui vient simplement de la lecture d’un reportage publié dans le magazine L’Express, qui raconte ces trois journées d’août 1969 où Jimi Hendrix, Joan Baez, The Who, Joe Cocker et The Moody Blues se produisent devant une foule impressionnante de plus de 600 000 personnes. Le texte évoque ainsi Bob Dylan, qui joue effectivement sur place en 1969, tandis que Donovan se glisse dans le refrain avant tout pour sa rime, puisqu’il ne participe quant à lui au festival qu’en 1970, soit quelques mois après la sortie du disque.
L’aventure en studio prend vie le mercredi 1er octobre 1969 au Studio Davout à Paris, avant que le nouveau 45 tours n’arrive chez les disquaires en novembre 1969 et ne s’installe sur les ondes radiophoniques. Rapidement, Wight is wight s’impose à son tour comme un immense tube et s’empare de la tête des hit-parades français. Dès le mois de décembre, le morceau se retrouve au coude-à-coude pour la première place avec Adieu jolie Candy, un autre tube que Jean-François Michaël parvient à maintenir en tête jusqu’en février suivant. En seulement quelques semaines, Michel Delpech écoule plus d’un million deux cent mille exemplaires de son 45 tours, qui atteint les sommets des charts dans une large partie de l’Europe et décroche la certification de Disque d’Or. Fait notable, ce disque à succès est produit par Yves Roze, plus connu sous le nom de Jean-François Michaël, qui triomphe lui aussi en 1969 avec Adieu jolie Candy.
Ce sommet des charts ne représente pourtant pas une première pour le chanteur, qui a déjà goûté au succès cinq ans auparavant avec Chez Laurette, puis avec Inventaire 1966, un tremplin qui lui vaut notamment d’assurer la première partie des célèbres adieux de Jacques Brel à l’Olympia. Malgré ces belles réalisations passées, c’est bel et bien avec Wight is wight que Michel Delpech atteint le summum de sa carrière et s’affirme comme l’un des artistes qui vendent le plus de disques dans les années 70.




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