The days of pearly spencer
Fiche technique
- Sortie
- 6 octobre 1967
- Référence
- KAPP RECORDS - K-896
- Paroles et musique
- David Mc Williams
- Enregistrement
- en 1967
- Chant
- David McWilliams
- Producteur
- Mike Leander
David Samuel McWilliams voit le jour le 4 juillet 1945 à Belfast, en Irlande du Nord. Durant son adolescence, il cultive une double passion : le football, où il se distingue comme un gardien de but particulièrement talentueux, et la musique, s’exerçant à l’écriture de ses premiers textes tout en s’accompagnant à la guitare.
C’est finalement la chanson qui l’emporte.
En 1966, il tente sa chance avec un premier 45 tours intitulé God and My Country, mais l’essai se solde par un échec.
Le destin du jeune auteur-compositeur bascule au début de l’été 1967.
David McWilliams se rend dans un studio d’enregistrement de Belfast pour y graver quelques maquettes de ses fraîches compositions.
Le propriétaire des lieux, Mervyn Solomon, est immédiatement saisi par la qualité des morceaux.
Il s’empare de son téléphone pour joindre son frère, Phil Solomon, fondateur du label musical Major Minor.
Ce dernier est aussi hypnotisé par The Days of Pearly Spencer, une bouleversante ballade inspirée par la silhouette et la détresse d’un sans-domicile fixe croisé à Ballymena, une ville du comté d’Antrim, en Ulster.
Phil Solomon prend les choses en main et convie David McWilliams à Londres pour enregistrer ce titre de manière professionnelle.
En studio, l’ingéniosité est de mise : pour envelopper la voix de David McWilliams, certaines de ses paroles sont directement enregistrées depuis une cabine téléphonique située à proximité du studio.
Aux manettes, le producteur Mike Leander accélère le tempo et en y greffant des arrangements de violons flamboyants.
Ce 45 tours débarque dans le commerce le 6 octobre 1967, relégué au départ en face B de Harlem Lady.
Le succès met un peu de temps à s’embraser par les voies traditionnelles, mais il trouve un formidable caisse de résonance sur Radio Caroline.
Cette célèbre radio pirate anglaise, émettant depuis un navire ancré dans les eaux internationales de la Mer du Nord au large du Royaume-Uni depuis 1964, en fait l’un de ses plus grands chevaux de bataille, le diffusant en boucle pendant plus de trente ans.
Flairant le filon, Phil Solomon met la main à poche pour s’offrir de vastes encarts publicitaires dans la presse écrite.
Face à cette déferlante radiophonique, le disque est rapidement réédité avec une inversion des pistes, propulsant enfin The Days of Pearly Spencer en face A.
La consécration populaire est totale en Europe, au point de s’imposer comme le plus grand succès de l’année en France.
Paradoxalement, la radio nationale anglaise, BBC ,boude ce morceau, voyant d’un très mauvais œil le soutien publicitaire appuyé que lui procurent les ondes pirates.
Qu’importe : ce triomphe continental assure à son auteur une solide rente à vie.
David McWilliams s’éteindra de longues années plus tard, le 2 janvier 2002, terrassé par une crise cardiaque dans sa maison de Ballycastle, en Irlande du Nord.
Cette chanson connaît unereprise en français sous le titre Le P’tit Bonheur (adaptée par Marc Hamilton et reprise par divers artistes), mais aussi une version en français par David McWilliams lui-même.




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