Let’s dance
Fiche technique
- Sortie
- 14 mars 1983
- Référence
- EMI AMERICA - 2C 008-86.660
- Paroles et musique
- David Bowie
- Enregistrement
- en janvier 1983 au Power Station de New York, aux États-Unis
- Chant
- David Bowie
- Guitare
- Nile Rodgers et Stevie Ray Vaughan (auteur-compositeur et interprète de blues américain, 1954/1990)
- Basse
- Carmine Rojas
- Batterie
- Omar Hakim et Tony Thompson
- Claviers
- Robert Sabino (membre du groupe Chic)
- Trompette
- Mac Gollehon
- Saxophone
- Steve Elson
- Percussions
- Sam Figueroa (membre du groupe Chic)
- Chœurs
- Frank Simms, George Simms et David Spinner
- Ingénieur du son
- Bob Clearmountain
- Producteurs
- David Bowie et Nile Rodger
- Photographe
- Greg Gorman
Au début des années 80, David Bowie se trouve au creux de la vague et formule une obsession : il veut à tout prix décrocher un énorme tube planétaire. Il garde précieusement dans ses tiroirs une ballade intitulée Let’s Dance, pour laquelle il a écrit un texte simple.
Alors de passage à New York à l’automne 1982, il croise la route de Nile Rodgers, célèbre auteur-compositeur et producteur du groupe Chic, qui enchaîne pourtant de son côté une série noire de six échecs consécutifs.
Le lendemain, David Bowie tente de le joindre par téléphone, mais l’employé de maison de Nile Rodgers lui raccroche systématiquement au nez, persuadé qu’il s’agit d’un canular Une fois le contact enfin établi, Nile Rodgers écoute la maquette et assène une vérité crue à la star : « Si tu appelles une chanson Let’s Dance et que personne ne danse, c’est un flop. » Jugeant le morceau initialement trop lent et manquant de groove, le producteur l’accélère, l’augmente d’une octave et en simplifie les accords pour le rendre irrésistiblement dansant.
Séduit par cette vision, David Bowie invite quelques jours plus tard Nile Rodgers à le rejoindre en Suisse pour façonner l’intégralité de son prochain album.
Côté musique, David Bowie fait appel à un jeune guitariste texan encore inconnu, Stevie Ray Vaughan, après l’avoir vu jouer au festival de Montreux.
Côté écriture, les paroles de Let’s Dance puisent leur inspiration dans un registre plus sombre : le conte Les Chaussons rouges d’Andersen, qui relate la terrible punition d’une jeune fille gâtée condamnée à danser sans fin, ses souliers magiques étant irrémédiablement collés à ses pieds.
Sorti le 14 mars 1983, ce 45 tours change radicalement la dimension de la carrière de David Bowie, le propulsant au rang de méga-vedette mondiale.
Le succès est total : cette chanson se classe numéro un aux États-Unis et en Angleterre, atteint la deuxième place en France et s’impose comme le tube de l’été 1983.
Ce morceau phare est extrait de Let’s Dance, le quinzième album studio de l’artiste.
Un disque fulgurant, réalisé en seulement 17 jours — production et mixage compris —, le tout sans la moindre prise alternative, et qui s’écoulera finalement à dix millions d’exemplaires à travers le globe.
L’impact culturel du titre traverse les décennies : en avril 2020, le pub australien où David Bowie a tourné le clip de la chanson en 1983 a été mis en vente au tarif de 220 000 dollars australiens.
Situé dans la petite localité de Carinda, en Nouvelle-Galles du Sud, le fameux Carinda Hotel conserve intact, selon l’annonce immobilière, le mur immortalisé par la caméra lors du tournage.




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