Petite fille du Soleil
Fiche technique
- Sortie
- 1975
- Référence
- LES DISQUES MOTORS - MT 4073
- Paroles et musique
- Christophe et Didier Barbelivien
- Enregistrement
- aux Studios Ferber à Paris
- Chant
- Christophe
- Ingénieurs du son
- Jacques Dutillet et René Ameline
- Producteur
- Francis Dreyfus
- Photographe
- François Gaillard
Tout commence à la terrasse d’un café parisien, par une rencontre fortuite entre un producteur à l’œil affûté et un jeune auteur-compositeur en devenir. Francis Dreyfus aborde brusquement Didier Barbelivien : « C’est toi Barbelivien ? » Interloqué, ce dernier répond : « Oui, monsieur. Je ne sais même pas qui me parle ». Le producteur se présente alors : « Je suis le producteur de Christophe, est-ce que tu voudrais faire une chanson pour lui ? » La réponse fuse, enthousiaste : « Mais oui, monsieur, bien sûr. »
Saisi par l’opportunité d’écrire pour Christophe, Didier Barbelivien s’exécute le jour même. Entre 18 heures et minuit, l’inspiration fait naître les paroles de Petite fille du Soleil.
Dès le lendemain matin, le texte est remis à Francis Dreyfus. Le branle-bas de combat est immédiat : à minuit, le producteur rappelle le parolier pour l’inviter à le rejoindre dès l’après-midi aux Studios Ferber à Paris.
Sur place, l’ambiance est pour le moins singulière. Didier Barbelivien entend Christophe interpréter le morceau, mais le mystère demeure : impossible de voir le chanteur.
Et pour cause, l’interprète des Mots bleus s’est installé directement sous la console de mixage, armé d’un micro et d’une simple lampe de poche pour éclairer ses feuillets.
Fidèle à sa réputation d’artiste exigeant et instinctif, Christophe plie l’affaire en deux prises seulement.
Sorti en 1981 sur le label Motors, le 45 tours de Petite fille du Soleil s’impose rapidement comme l’un des plus grands succès de Christophe.
Fait notable pour l’époque, ce titre sort uniquement en 45 tours et ne figure sur aucun album original au moment de sa parution.
Une fois l’enregistrement bouclé, Christophe sort de la cabine d’enregistrement, s’approche de Didier Barbelivien et lui lance, avec ce flegme qui le caractérise : « Bonjour, ce n’est pas mal ta chanson, c’est pas mal. » Un euphémisme pour un tube intemporel.




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