Ne partez pas sans moi
Fiche technique
- Sortie
- 1988
- Référence
- CARRÈRE - 14454
- Paroles et musique
- Atilla Sereftug et Nella Martinetti
- Enregistrement
- en 1988 au Canada
- Chant
- Céline Dion
- Orchestre
- Atilla Sereftug
- Arrangements
- D.W. Richards
- Producteurs
- Atilla Sereftug et Urs Peter Keller
- Photographe
- Bruno Torricelli
Ce titre marque avant tout le véritable point de départ de la carrière internationale de Céline Dion. À l’origine de cette aventure, les organisateurs suisses contactent pas moins de 45 artistes pour représenter leur pays au Concours Eurovision de la chanson.
Atilla Sereftug, responsable du casting et compositeur du morceau (sur des paroles de la Suissesse Nella Martinetti), est immédiatement séduit par la voix hors du commun de Céline Dion. Reste alors à trouver un accord avec la jeune chanteuse québécoise et son imprésario, René Angélil.
Une maquette musicale est rapidement envoyée à ce dernier au Canada.
Dans le doute et dans l’attente d’une réponse, une jeune chanteuse polonaise aux cheveux blonds est même mise en réserve.
Mais trois semaines plus tard, René Angélil, totalement conquis par la mélodie, réclame les paroles.
Huit jours plus tard, l’affaire est conclue.
Tout le monde se retrouve au studio au Canada pour enregistrer le morceau.
Déjà imprégnée du texte qu’elle connaît par cœur, Céline Dion réalise l’enregistrement en une seule prise.
Le samedi 30 avril 1988 au soir, 21 pays s’affrontent sur la scène du Simmonscourt Pavilion à Dublin, Chypre ayant été disqualifié quelques jours plus tôt en raison d’un ancien morceau réorchestré.
Parmi les concurrents de renom figurent Gérard Lenorman pour la France et Lara Fabian pour le Luxembourg.
Vêtue d’une robe blazer blanche au bas en tulle, Céline Dion s’avance sous les projecteurs.
Le suspense est total, mais au terme du décompte, elle remporte l’Eurovision avec 137 points, s’offrant une courte tête d’avance — un seul petit point — sur le Britannique Scott Fitzgerald.

C’est le tout dernier vote, celui de la Yougoslavie, qui se révèle décisif.
Derrière ce duel au sommet, Lara Fabian termine à la 4e place et Gérard Lenorman se classe 10e.
Grâce à cette performance, Céline Dion offre à la Suisse sa deuxième victoire dans l’histoire du concours, la précédente remontant à 1956.
Fait historique et notable : c’est également la dernière fois qu’une chanson interprétée en français remporte le Concours de l’Eurovision.
Commercialement, le 45 tours s’écoule à plus de 75 000 exemplaires en France et franchit le cap des 300 000 ventes à travers le monde.
Quelques jours après le triomphe, Céline Dion enregistre d’ailleurs des versions en allemand et en anglais de Ne partez pas sans moi.
Au-delà de la consécration musicale, ce sacre bouleverse la vie intime de la star.
En 1993, Céline Dion fera une confidence intime sur une chaîne de télévision américaine : « C’est juste après l’Eurovision que René et moi connaîtrons notre première nuit d’amour ensemble ».




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