L’amour existe encore encore
Fiche technique
- Sortie
- 24 janvier 1994 en France
- Référence
- COLUMBIA - COL 659 886-1
- Paroles et musique
- Luc Plamandon et Richard Cocciante
- Enregistrement
- le 8 septembre 1991 et le 6 octobre 1991 au Studio Face B à Paris
- Chant
- Céline Dion
- Basse
- Jannick Top
- Batterie et cymbales
- Claude Salmiéri
- Guitare
- Denys Lable
- Claviers
- Serge Pérathoner
- Saxophone
- Éric Seva
- Choeurs
- Marina Albert
- Ingénieur du son
- Laurent Gatignol
- Producteurs
- Jannick Top et Serge Pérathoner
Derrière l’une des chansons les plus poignantes du répertoire de Céline Dion se cache une petite anecdote de coulisses, révélée plus tard par la chanteuse Ginette Reno. Initialement, Luc Plamandon avait écrit L’amour existe encore pour cette dernière, chanteuse et actrice emblématique du Québec.
Quelques années après les faits, Ginette Reno relatait l’histoire avec le sourire : « Luc m’a fait une vacherie, ‘L’amour existe encore‘, c’était pour moi. Alors, je lui ai dit si tu veux te faire pardonner, tu vas me donner un album au complet.
J’ai fait un album au complet avec lui qui s’appelle La chanteuse ». Mais le destin en décide autrement.
Lorsque Luc Plamandon se présente chez Céline Dion pour lui proposer L’amour existe encore — dont la puissante partition musicale est portée par la batterie et les cymbales de Claude Salmiéri, sur une composition de Romano Musumarra —, en réalité Céline Dion n’est pas particulièrement emballée. Il faut dire que cette chanson à message aborde frontalement la question du sida, une thématique délicate qui effraie la chanteuse, soucieuse de protéger son image naissante.
C’est alors que René Angélil, l’époux et agent de Céline Dion, intervient de manière décisive. S’approchant de Luc Plamandon, il lui glisse à l’oreille : « Joue la musique ».
La suite, c’est l’auteur lui-même qui la raconte avec émotion : « C’était tellement fort, on avait tous des larmes dans les yeux. Il y avait un silence.
Et on a entendu la maman de Céline, Thérèse, qui préparait la potée dire : ”Et tu ne voulais pas la chanter” ». Ce titre fort et audacieux finit par paraître le 4 novembre 1991 sur l’album Dion chante Plamondon, qui constitue alors le dixième album en français de la discographie de Céline Dion.
Portée par la maturité vocale de la star, cette chanson s’impose comme un incontournable de son parcours. Plus d’une décennie plus tard, en 2002, le succès de ce texte universel traverse les frontières linguistiques lorsque Céline Dion en enregistre une version espagnole intitulée Aún Existe Amor.



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