My lady d’Arbanville
Fiche technique
- Sortie
- avril 1970
- Référence
- ISLAND RECORDS - WIP 6086
- Paroles et musique
- Cat Stevens
- Enregistrement
- en janvier 1970 aux Studios Olympic de Londres, en Angleterre
- Chant, guitare et claviers
- Cat Stevens
- Guitare et chœurs
- Alun Davies
- Contrebasse
- John Ryan
- Percussions
- Harvey Burns
- Flûte
- Peter Gabriel
- Ingénieur du son
- Michael Bobak
- Producteur
- Paul Samwell-Smith
- Photographe
- Grazia Neri
Né le 21 juillet 1948 à Londres d’un père restaurateur grec, Steven Demetre Georgiou — futur Cat Stevens — voit sa trajectoire brutalement stoppée en 1969. Atteint de la tuberculose, il est contraint à une longue convalescence de plus d’un an.
Loin de la scène, le jeune artiste de vingt ans transforme cette épreuve en un formidable élan créatif et compose plus de quarante chansons. Parmi elles se trouve Lady d’Arbanville, un morceau troublant où Cat Stevens met en scène sa petite amie de l’époque, la mannequin et actrice américaine Patti D’Arbanville, qu’il choisit curieusement de réduire à l’état de défunte.

Les deux jeunes gens s’étaient rencontrés peu de temps auparavant lors d’une fête réunissant la fine fleur des musiciens londoniens, de Jimmy Page à Eric Clapton, en passant par Steve Winwood ou encore Ginger Baker. Malgré cette connexion prestigieuse, leur idylle demeure très épisodique au gré des séjours de la jeune femme à Londres, s’étirant laborieusement sur un peu plus d’une année.
Une fois sa santé retrouvée, Cat Stevens tourne la page de ses débuts en négociant la résiliation de son contrat avec le label Deram Records pour s’engager chez Island Records. C’est aux studios Olympic de Londres, en janvier 1970, que prend forme l’enregistrement de ce nouveau répertoire.
Pour Lady d’Arbanville, Cat Stevens s’entoure d’une instrumentation aux intonations baroques, magnifiée par la participation de Peter Gabriel à la flûte.
Paru en avril 1970, ce 45 tours s’impose rapidement comme un tube international.
C’est à New York, où elle réside alors, que Patti D’Arbanville entend cette chanson pour la toute première fois à la radio.
Bouleversée, elle confiera plus tard : « Il a écrit cette chanson parce que je lui manquais, parce qu’il était déprimé…
C’est une chanson triste…
J’ai pleuré en l’entendant, car c’est à ce moment-là que j’ai su que c’était fini pour de bon ».
Émue aux larmes, elle s’empare du téléphone pour appeler Cat Stevens, resté à Londres, et lui annonce officiellement la fin de leur histoire.
Ce premier single figure dans Mona Bone Jakon, le troisième album de Cat Stevens, qui sort le 24 avril 1970.
L’histoire de l’artiste connaîtra un ultime bouleversement en décembre 1977, lorsqu’il se convertira à la religion musulmane pour adopter le nom de Yusuf Islam, choisissant alors d’abandonner un temps la musique pour se consacrer pleinement à diverses causes.




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