Thunder road
Fiche technique
- Sortie
- 25 août 1975
- Référence
- CBS - CBS 80959
- Paroles et musique
- Bruce Springsteen
- Enregistrement
- les 18, 19 et 23 avril 1975 au The Record Plant de New York, aux États-Unis
- Chant, guitare et harmonica
- Bruce Springsteen
- Saxophone
- Clarence Clermons
- Piano et chœurs
- Roy Bittan
- Piano
- David Sancious
- Basse
- Garry Tallent
- Batterie
- Max Weinberg
- Chœurs
- Mike Appel et Steve Van Zandt
- Producteurs
- Bruce Springsteen, Jon Landau et Mike Appel
- Ingénieur du son
- Jimmy Lovine, Thom Panunzio, Corky Stasiak, Dave Thoener, Ricke Delena, Angie Arcuri et Andy Abrams
- Photographe
- Eric Meola
Tout commence en octobre 1974 dans le salon de Bruce Springsteen à Long Branch, dans le New Jersey. Assis devant son piano, le « Boss » compose une mélodie qu’il baptise alors Chrissie’s Song.
Quelques mois plus tard, le 5 février 1975, il entame l’écriture d’une autre ébauche intitulée Wings for Wheels. En fusionnant les paroles de ce nouveau jet avec sa première composition, Bruce Springsteen donne ainsi naissance à un chef-d’œuvre : Thunder Road.
L’origine de ce titre possède une saveur pour le moins insolite. Lors d’un concert en 1978, Bruce Springsteen révélera que ce nom lui a été inspiré par l’affiche du film Thunder Road, réalisé par Arthur Ripley et porté par Robert Mitchum, sorti en salle en mai 1958.

Une source d’inspiration purement visuelle, puisque le musicien a confessé n’avoir jamais visionné le long-métrage ! Au cœur de ces paroles poignantes, l’artiste glisse un clin d’œil appuyé à ses propres influences en mentionnant Roy Orbison, « chantant pour les solitaires à la radio ».
Il s’agit d’une référence directe au tube Only The Lonely (Know The Way I Feel), qui s’était hissé à la deuxième place des charts américains en juillet 1960. Sur le plan musical, la genèse de la piste prend forme au studio The Record Plant à New York.
C’est là que Bruce Springsteen et ses musiciens s’attellent à l’enregistrement de la chanson les 18, 19 et 23 avril 1975. L’introduction s’ouvre sur une note d’harmonica mélancolique jouée par Bruce Springsteen lui-même, soutenue par un piano discret, avant que l’ensemble du groupe n’embrase progressivement ce morceau.
Ce titre magistral deviendra la rampe de lancement idéale de Born to Run, le troisième album du chanteur, qui s’apprête alors à marquer l’histoire du rock lors de sa sortie le 25 août 1975.
Au fil des décennies, Thunder Road s’est imposée comme l’hymne ultime des concerts de Bruce Springsteen.
Traditionnellement jouée pour lancer ou clore ses rappels, cette fresque de la jeunesse américaine en quête de rédemption continue de soulever les foules, ancrant à jamais le titre parmi les plus grandes chansons de tous les temps.




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