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BILL MEDLEY & JENNIFER WARNES

(I’ve had) The time of my life

Le disque

Fiche technique

Sortie
septembre 1987
Référence
RCA - PB49625
Paroles et musique
Donald Markowitz, Franke Previte et John Denicola
Enregistrement
en 1987 aux Studios The Village Recorder de Los Angeles en Californie, aux États-Unis
Chant
Bill Medley et Jennifer Warnes
Arrangements
Gene Page, Michael Lloyd et John D'Andrea
Guitare
Laurence Juber
Basse
Dennis Belfield
Batterie
Paul Leim
Saxophone
Gary Herbig
Chœurs
Marcy Levy
Ingénieurs du son
Dan Nebenzal et Jeff DeMorris
Producteur
Michael Lloyd
Les coulisses de : (I’ve had) The time of my life

Immense tube intemporel, (I’ve had) The time of my life est indissociable de la bande originale du film Dirty Dancing, réalisé par Emile Ardolino. Porté par la grâce de ses danseurs, ce long-métrage sort sur les écrans américains le 17 août 1987, avant de conquérir le public français le 17 décembre de la même année.

L’intrigue plonge le spectateur en 1963, aux côtés de Bébé (Jennifer Grey). Venue passer des congés familiaux plutôt monotones dans un village de vacances, la jeune femme s’inscrit par curiosité à un atelier de danse.

C’est le coup de foudre artistique et amoureux lorsqu’elle fait la connaissance de Johnny Castle (Patrick Swayze), le professeur de danse de la station. L’histoire de cette chanson commence au début de l’année 1986.

Franke Previte, qui a connu un petit succès en 1981 avec son groupe Franke and the Knockouts grâce au morceau Sweetheart, est contacté par le producteur Jimmy Lenner pour composer un titre destiné à son prochain long-métrage. Dans un premier temps, l’auteur-compositeur refuse tout net, persuadé qu’il s’agit d’un film pornographique.

Il ne se laisse convaincre qu’après la phrase énigmatique et prophétique du producteur : « Ce film va changer votre vie ». C’est en conduisant sur le Garden State Parkway, un grand axe routier du New Jersey, alors qu’il se rend à une session de studio pour un autre projet, que l’inspiration lui vient et qu’il griffonne les paroles.

Pour la composition musicale, il s’associe à John DeNicola et Don Marowitz. Franke Previte enregistre alors une maquette en studio aux côtés de son amie, la chanteuse Rachele Cappelli.

À l’origine, c’est une composition de Lionel Richie qui est pressentie pour illustrer le fameux final du film. Mais après avoir écouté la maquette de Franke Previte, le chorégraphe Kenny Ortega et son assistante décident d’imposer The Time of My Life à la place, un choix audacieux qui s’avérera décisif.

Durant le tournage, c’est d’ailleurs la version de travail de Franke Previte, un peu plus lente, qui est diffusée sur le plateau pour guider les acteurs, la version définitive n’étant pas encore enregistrée en studio. Patrick Swayze confiera plus tard qu’il gardait une affection toute particulière pour cette maquette de travail.

Pourtant, trouver les interprètes idéaux relève du parcours du combattant. Le morceau est d’abord proposé à Donna Summer et Joe Esposito, qui déclinent l’offre.

Daryl Hall et Kim Carnes essuient à leur tour la proposition.

C’est finalement le légendaire Bill Medley, charismatique leader des Righteous Brothers (inoubliable interprète de Unchained Melody en 1965), qui est retenu pour assurer la voix masculine.

Pour lui donner la réplique, la production choisit Jennifer Warnes.

Cette dernière, dont la carrière a débuté en 1968 dans la comédie musicale Hair à Los Angeles, s’est illustrée un an plus tôt en signant une superbe reprise des chansons de Leonard Cohen.

Afin de les aider à s’imprégner au mieux de l’atmosphère du film, des images du long-métrage sont projetées sur un écran géant pendant leur session d’enregistrement.

Le succès critique et public est absolument pharaonique.

The time of my life croule sous les récompenses prestigieuses : l’Oscar de la meilleure chanson originale en 1987, le Grammy Award de la meilleure performance pop par un duo ou un groupe en 1988, et le Golden Globe Award de la meilleure chanson originale la même année.

Plus de deux décennies plus tard, en 2010, le titre connaît une seconde jeunesse planétaire lorsque le groupe américain The Black Eyed Peas le sample et le réinterprète sous le nom de The Time (Dirty Bit).

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