Chains of fool
Fiche technique
- Sortie
- 2 novembre 1967
- Référence
- ATLANTIC - 650 075
- Paroles et musique
- Don Covay
- Enregistrement
- le 27 juin 1967 aux Studios Atlantic de New-York, aux États-Unis
- Chant et piano
- Aretha Franklin
- Chef d'orchestre
- Ralph Burns
- Guitares
- Joe South, Bobby Womack (qui beaucoup plus tard formera avec sa famille Womack & Womack) et Eric Clapton (qui à l'époque vient de quitter les Yardbirds et se lance en solo)
- Saxophones
- King Curtis et Seldon Powell
- Trompettes
- Joe Newman et Bernie Glow
- Batterie
- Gene Chrisman
- Basse
- Tommy Cogbill
- Chœurs
- Ellie Greenwich, Carolyn Franklin et Cissy Houston
- Ingénieur du son
- Tom Dowd
- Producteur
- Jerry Wexler
Au cœur de l’hiver 1968, la reine de la soul frappe un grand coup avec la parution, le 22 janvier, de son deuxième album magistral, Lady Soul. Extrait de cet opus incontournable, le single Chain of Fools s’impose immédiatement comme un raz-de-marée artistique et commercial.
Porté par une énergie foudroyante, ce morceau propulse Aretha Franklin au sommet : certifié Disque d’Or aux États-Unis, il s’offre la 2e place du prestigieux Billboard Hot 100 et trône fièrement sur la plus haute marche du classement Hot Rhythm & Blues. Derrière ce groove implacable se cachent des choix de production minutieux.
C’est le talentueux Joe South qui signe le riff de guitare d’introduction, reconnaissable entre mille grâce à son son si caractéristique. Pour répondre aux exigences de diffusion de l’époque, le titre se décline en deux formats : une version courte de 2 minutes et 47 secondes pour le 45 tours, et une version plus ample de 4 minutes et 22 secondes logée sur l’album.
À l’origine, l’auteur Don Covay avait pourtant écrit cette composition pour Otis Redding, avant que le producteur Jerry Wexler ne la confie à Aretha. La critique et le public ne s’y trompent pas.
En 1969, cette interprétation incisive vaut à la chanteuse de remporter le deuxième Grammy Award de sa carrière dans la catégorie de la meilleure prestation vocale R&B féminine. Preuve de son intemporalité, le prestigieux magazine Rolling Stone l’a depuis intégré à sa célèbre liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps.
L’onde de choc de ce succès traverse rapidement l’Atlantique. Dès le printemps 1968, Aretha Franklin débarque en France et s’approprie la scène de l’Olympia de Paris lors de la mythique émission Musicorama de la radio Europe 1.
C’est là, devant un public français conquis, qu’elle interprète ce titre pour la toute première fois dans l’Hexagone, gravant un peu plus sa légende dans l’histoire de la musique.




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