L’amour en France
Fiche technique
- Sortie
- 18 mai 1973
- Référence
- DISQUES FLÈCHE - 6061 171
- Paroles et musique
- Claude François, Alain Chamfort et Michel Pelay
- Enregistrement
- le 29 mars 1973 au Studio CBE à Paris
- Chant
- Alain Chamfort
- Arrangements et orchestre
- Jean-Claude Petit
- Ingénieur du son
- Bernard Estardy
- Photographe
- Jean-Daniel Cadinot
Avant de devenir l’élégant dandy de la pop française, le futur Alain Chamfort répond au patronyme d’Alain Le Govic.
Musicien aguerri, il fait ses armes au clavier pour Jacques Dutronc avant de basculer, en 1970, dans l’écurie musicale de Claude François en signant chez Disques Flèches.
C’est d’ailleurs au sein de cette grande famille du showbiz qu’on lui trouve un nom de scène :
Nicole Gruyer, la fidèle secrétaire de Cloclo, feuillette un dictionnaire au hasard et s’arrête sur Nicolas de Chamfort, un poète et journaliste né le 6 avril 1741 à Clermont-Ferrand et mort le 13 avril 1794 à Paris.
Le patronyme est adopté.
Nous sommes en décembre 1972 et le jeune artiste assure la première partie de la tournée de la vedette.
Un soir, sitôt le rideau baissé, Alain Chamfort glisse à Claude François la maquette d’une mélodie fraîchement composée.
Emballé par l’air, Cloclo s’essaie d’abord à l’écriture d’un texte en janvier 1973 avant de se rabattre sur un autre projet, laissant la chanson vacante.
C’est finalement le parolier Michel Jourdan qui signera les paroles définitives de ce qui va devenir L’amour en France.
Le 29 mars 1973, Alain Chamfort entre au mythique Studio CBE à Paris pour fixer le titre sur la bande magnétique, guidé par les mains expertes de Bernard Estardy « aux manettes », dont la science des arrangements insuffle à la production cette texture pop redoutable.
Lorsque le 45 tours débarque dans les bacs le 18 mai 1973, le succès est immédiat et fulgurant.
Soutenu par les ondes, le morceau s’écoule à plus de 300 000 exemplaires, s’impose comme l’un des incontournables tubes de l’été 1973 et squatte le prestigieux hit-parade d’Europe 1 de juin à septembre de la même année.
Porté par cette machinerie bien huilée, Alain Chamfort signe là son tout premier grand succès personnel, s’émancipant brillamment de la tutelle de son mentor pour voler de ses propres ailes.




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