Mademoiselle Chang
Fiche technique
- Sortie
- septembre 1981
- Référence
- WARNER BROS. RECORDS - 17 859
- Paroles et musique
- Michel Berger
- Enregistrement
- en 1981au studio Gang à Paris
- Chant et piano
- Michel Berger
- Basse
- Jannick Top
- Batterie
- Simon Phillips
- Percussions
- Jean-Paul Batailley
- Guitare
- Claude Engel et Patrice Tison
- Synthétiseur
- Georges Rodi
- Saxophone
- Patrick Bourgoin
- Ingénieurs du son
- Jean-Pierre Janiaud et Olivier do Espirito Santo
- Producteur
- Michel Berger
Mademoiselle Chang paraît en septembre 1981, comme premier extrait de Beaurivage, le 6e album studio de Michel Berger.
Mademoiselle Chang est inspirée d’une jeune femme cambodgienne réfugiée en France, Nane, qui s’occupait des enfants de Michel Berger et France Gall.
Elle a fui son pays pendant la période des violences du régime des Khmers rouges, au pouvoir entre 1975 et 1979, et a perdu le contact avec sa famille.
En l’accueillant dans leur quotidien, Michel Berger et France Gall découvrent peu à peu le destin de cette jeune femme déracinée, éloignée de sa terre natale et de ceux qu’elle aime.
Touché par son histoire, Michel Berger l’a aidée concrètement en prenant en charge les lourdes démarches administratives pour lui permettre de retrouver les siens et de retourner les voir au Cambodge.
Au début des années 90, Nane est effectivement retournée à Phnom Penh, accompagnée de Michel Berger et de France Gall. Ce voyage a inspiré à Berger une autre chanson, La petite de Calmette, parue en 1992
L’enregistrement se déroule en 1981au studio Gang à Paris. A la batterie on retrouve Simon Phillips qui rejoindra par la suite le groupe Californien Toto.
Dans les paroles, Michel Berger chante « L’amour, elle l’appelle solena », srolanh signifie précisément « aimer » en langue khmère.
Ce 45 tours se vend à plus de 200 000 exemplaires.
Cette chanson connaît une seconde vie en 1993 lorsque France Gall l’a reprend sur la scène de Bercy. Pour la sortie du single en mai 1993, la maison de disques a réalisé l’exploit technique mondial de presser et distribuer le CD single en seulement 24 heures.
Par la suite, Nane a choisi de retomber complètement dans l’anonymat. Fidèle à la discrétion que Michel Berger décrit si bien dans le morceau (« Elle avance à petits pas, sans faire de bruit »), elle n’a jamais cherché à médiatiser son histoire ou à s’exposer publiquement malgré l’immense succès de la chanson.




À découvrir aussi
Quelques autres histoires de chansons à parcourir.






