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MANU DIBANGO

Soul makossa

Le disque

Fiche technique

Sortie
1972
Référence
FIESTA - 51.199
Paroles et musique
Manu Dibango
Enregistrement
en 1972
Chant et saxophone
Manu Dibango
Piano
Georges Arvanitas et Patrice Galas
Batterie
Lucien Dobat
Basse
Manfred Long
Percussions
Freddy Mars
Guitare
Manu Rodanet, Pierre Zogo et Slim Pezin
Les coulisses de : Soul makossa

Au début de l’année 1972, le saxophoniste Manu Dibango propose au ministre des Sports camerounais d’écrire une chanson, un hymne, pour pour soutenir l’équipe de football locale des Lions Indomptables lors de la Coupe d’Afrique des Nations.

Ce titre c’est Mouvement Ewondo.

Et comme il faut une face B à ce 45 tours, Manu Dibango choisit un instrumental qu’il a dans ses cartons depuis un petit moment.

Finalement, et contre toute attente, Soul Makossa connaît un petit succès à New York où le DJ en vogue à l’époque, David Mancuso, diffuse ce titre sur la piste de danse de sa discothèque The Loft.

Ce dernier a découvert par hasard ce titre dans le magasin West Indian Records, situé à Brooklyn.

C’est ensuite relayé par des radios FM locales.

Soul Makossa grimpe dans le classement musical de référence américain, le Hot 100, jusqu’à la 35ème place.

Le refrain de Soul Makossa est repris par Michael Jackson dans sa chanson Wanna be startin’ somethin‘ sorti le 30 novembre 1982.

Michael Jackson reprend plus précisément la phrase « Ma ma se, ma ma sa, ma ma coo sas ».

Sauf que Michael Jackson n’a pas demandé l’autorisation au chanteur camerounais et pire ne l’a pas crédité sur le disque.

Alerté par son amie new-yorkaise, Manu Dibango poursuit Michael Jackson en justice avant qu’un accord soit trouvé entre les deux parties en 1986.

Manu Dibango obtient un dédommagement de 2 millions de Francs : un pour lui et un autre pour son éditeur, de quoi bien réfectionner le pavillon de Manu Dibango à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne.

En contrepartie, Manu Dibango renonce à ses droits sur Wanna be startin’ somethin‘.

En février 2009, Manu Dibango remet le couvert et lance une nouvelle procédure judiciaire contre le tube de Rihanna Don’t stop the music qui utilise un sample de Wanna be startin’ somethin‘. Il réclame cette fois-ci 500 000 euros. Le musicien africain est débouté par la justice au motif qu’il a déjà renoncé à ses droits sur la chanson de Michael Jackson.

Il est juste crédité sur le titre de Rihanna.

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