T’as beau pas être beau…
Fiche technique
- Sortie
- 1978
- Référence
- CBS - CBS 6414
- Paroles et musique
- Louis Chedid
- Enregistrement
- en 1978
- Chant et arrangements
- Louis Chedid
- Producteur
- Louis Chedid
- Photographe
- Gilles de Chabaneix
Louis Chedid a tout juste 30 ans lorsqu’il compose T’as beau pas être beau…. Il est né le 1er janvier 1948 à Ismaïlia, en Égypte. Il est le fils de la romancière Andrée Chedid et de Louis Selim Chedid, célèbre biologiste, ancien directeur de recherche au CNRS et professeur honoraire à l’Institut Pasteur. Il n’a que quelques mois lorsque sa famille débarque à Paris durant l’été 1948. Louis Chedid n’aime pas l’école et préfère le chant. Il fait d’ailleurs ses premiers pas dans la chorale des Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Il apprend la guitare, en autodidacte, à 12 ans. C’est à 16 ans que Louis Chedid écrit ses premiers textes. En septembre 1968, il décroche son baccalauréat lors de la session de rattrapage. Louis Chedid suit des études de cinéma afin de devenir réalisateur, mais il faut bien avouer que le virus de la musique ne l’a jamais lâché. Et c’est en 1972 qu’il sort son premier album Balbutiements. Mais sa carrière de chanteur reste encore assez confidentielle jusqu’à T’as beau pas être beau… malgré trois albums déjà commercialisés. Et c’est cette chanson qui va faire décoller la carrière de Louis Chedid. Avec un texte qui prône la paix, ce 45 tours se vend à plus de 150 000 exemplaires avec dans les chœurs ses enfants Émilie et Matthieu, respectivement âgés de 8 et 7 ans à l’époque.
Novembre 1981. Un peu au creux de la vague après l’énorme succès de T’as beau pas être beau… suivi de l’accueil mitigé de son dernier album, Egomane, paru un an plus tôt, Louis Chedid sort Ainsi soit-il. Le single est immédiatement plébiscité par la critique, entre dans le classement des meilleures ventes dès le mois de janvier suivant et reste au hit-parade pendant quinze semaines. Plus de 300 000 exemplaires s’écoulent en quelques mois pour l’artiste âgé de trente-trois ans qui a su se remettre en question après la parution d’un article peu élogieux à son encontre, article paru dans l’hebdomadaire L’Événement du jeudi. À l’intérieur, l’enquête d’un journaliste énumérait les valeurs montantes de la chanson française, les têtes d’affiche et les chanteurs en perte de vitesse. En découvrant l’article affiché au mur de la salle d’attente de sa maison de disques, Louis Chedid apprend qu’il est catalogué dans la troisième catégorie. Il se remet donc à l’écriture et à la composition, s’enferme dans le sous-sol de sa maison située près du parc Montsouris, s’inspire des plans séquences de la chanson Le Cinéma de Claude Nougaro et attaque sa renaissance en fabriquant son album De A à Z, jusqu’au mixage final. Pour cela, il achète un Prophet 10, un énorme synthétiseur et deux claviers. Il écrit, enregistre la guitare, la passe dans la machine constellée de boutons et, de son propre home studio baptisé Acousti, naît neuf mois plus plus tard Ainsi soit-il. Le succès est immédiat et le même journaliste qui l’avait déjà placé aux oubliettes publie un nouvel article, cette fois-ci très élogieux, sur cet album né des nouvelles technologies et du talent de l’artiste.
Au-delà de cette consécration, ceux qui croisent sa route soulignent sa singularité. (Il est toujours très troublant pour moi de rencontrer Louis Chedid parce qu’il me fait penser à mon père. Physiquement, c’est le même. Et comme Matthieu est un bon copain, j’ai toujours ce sentiment. Au-delà de tout ça, je n’ai rien d’autre à dire que : Louis Chedid est un artiste, un poète, un chanteur hors catégorie. C’est un génie… C’est ma famille d’artistes amis).




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