Il suffira (d’un signe)
Fiche technique
- Sortie
- 11 octobre 1981
- Référence
- EPIC – EPC A1624
- Paroles et musique
- Jean-Jacques Goldman
- Enregistrement
- en été 1981 aux Studios Pathé à Paris
- Chant et arrangements
- Jean-Jacques Goldman
- Guitare
- Jean-Jacques Goldman et Patrice Tison
- Basse
- Guy Delacroix
- Claviers
- Max Middleton
- Batterie
- Clément Bailly
- Chœurs
- Bernard Illouz et Jean-Jacques Goldman
- Synthétiseur
- Georges Rodi
- Ingénieur du son
- Steve Parker
- Photographe
- Elizabeth Lennard
Tout commence dans les années 70, Jean-Jacques Goldman compose les premières notes de ce qui va devenir un tube. Pourtant, à l’origine, cette chanson est le fruit d’une simple commande : en 1978, un producteur sollicite le jeune auteur-compositeur pour écrire des titres destinés à une chanteuse débutante devant participer à un télé-crochet. Cette dernière ne percera pas pour autant contrairement à la composition de Jean-Jacques Goldman.
Sa plume attire l’œil d’un tout jeune éditeur, Marc Lumbroso. Convaincu du potentiel de l’artiste, il lui propose en 1979 d’enregistrer lui-même ce morceau sous forme de démo afin de le démarcher auprès des maisons de disques.
C’est finalement le label Epic qui flaire la bonne affaire et accepte de signer le titre.
À sa sortie, ce 45 tours peine pourtant à trouver son public et les ventes décollent difficilement.
Il faut l’intervention de Monique Le Marcis, la directrice musicale de RTL, pour inverser la tendance. Croyant fermement au potentiel du morceau, elle décide de le « matraquer » sur son antenne.
Un pari gagnant : Il suffira (d’un signe) s’écoule à plus de 400 000 exemplaires et s’installe à la deuxième place des ventes en mai 1982, propulsant instantanément Jean-Jacques Goldman vers une fulgurante carrière en solo.
Le public découvre alors ce titre dans sa version longue, la mouture originale de l’album s’étirant sur près de six minutes ainsi que dans le premier album éponyme de l’artiste, sorti le 4 septembre 1981.
Ce disque inaugural, certifié disque de platine et vendu à plus de 300 000 exemplaires, faillit d’ailleurs s’appeler Démodé, un choix de titre que la maison de disques avait fermement refusé à l’époque.
Et malgré ce succès Jean-Jacques Goldman continue de travailler au magasin de sport familiale situé à Montrouge, dans les Hauts-de-Seine. Et quand un client dit l’avoir reconnu à la télévision, Jean-Jacques répond que c’est un cousin à lui. Il y travaillera jusqu’en décembre 1982.
Porté par cette dynamique, Jean-Jacques Goldman tente même l’aventure internationale en 1983.
Il enregistre une version anglaise intitulée Just a little sign, espérant conquérir de nouveaux marchés sous la houlette d’Epic, mais le public étranger ne répond malheureusement pas à l’appel.




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