Femme libérée
Fiche technique
- Sortie
- 1er juillet 1984
- Référence
- CHARLES TALAR RECORDS - 2000997
- Paroles et musique
- Joëlle Kopf et Christian Dingler
- Enregistrement
- au Studio 92 à Paris
- Chant
- Christian Dingler
- Chant et guitare
- Paul Boulak
- Guitare
- Frédéric Koella
- Basse
- Joël Montemagni
- Percussions
- Alexandre Tehoval
- Batterie
- Jean-Michel Biger
- Ingénieur du son
- Claude Martenot
- Producteur
- Bob Mehdi
- Photographe
- P. Muller
L’histoire de cette chanson débute un jour de solitude de 1981. Joëlle Kopf, professeur de français de son métier et future plume d’artistes majeurs comme Zazie, Calogero, Phil Barney, Mireille Matthieu, Maxime Le Forestier ou encore Patricia Kaas, compose Femme libérée en à peine une heure.
En 1983, elle soumet son texte à son ami Christian Dingler.
Ce dernier s’empare des paroles et y ajoute une lente mélodie de piano.
Mais c’est l’intervention du guitariste du groupe, Frédéric Koella, qui met la dynamique décisive en accélérant le rythme et en y injectant un groove irrésistible.
Les mélomanes avertis ne manqueront pas de noter la forte ressemblance de cette mélodie av,c The Passenger d’Iggy Pop, composé par Ricky Gardiner et paru sur l’album Lust for Life en 1977.
Originaire de Strasbourg, le groupe Cookie Dingler, qui écume d’abord les cafés-concerts et la scène locale, tire son nom du pseudonyme de son leader, Christian Dingler, né le 17 octobre 1947.
Autour de lui s’articule une formation composée de Paul Boulak au chant et à la guitare, Frédéric Koella à la guitare, Joël Montemagni à la basse, Alexandre Tehoval aux percussions et Jean-Michel Biger à la batterie.
Avant de conquérir la France entière, le groupe teste ce morceau lors de diverses soirées strasbourgeoises, où le public se montre rapidement conquis.
Une prestation remarquée sur FR3 Alsace achève de les convaincre d’immortaliser Femme libérée sur vinyle.
Christian Dingler entame alors le marathon des maisons de disques et finit par convaincre Charles Talar de produire le disque.
C’est à cette étape que le directeur artistique Bob Mehdi suggère une modification textuelle stratégique : « Elle sniffe un petit rail de coke de temps en temps » est ainsi transformée en « Et goûte même un p’tit joint de temps en temps ».
Porté par ce petit aménagement, ce 45 tours sort dans le commerce le 1er juillet 1984 en tant que premier extrait de l’album Femme libérée.
Le succès est fulgurant et ce morceau devient rapidement un véritable hymne féministe multidiffusé sur les radios FM.
Le 45 tours s’écoule à plus d’un million d’exemplaires, lui valant d’être certifié Disque d’Or en 1985.
Couronné la même année par le prix de l’Union Nationale des Auteurs et Compositeurs décerné par la SACEM, Femme libérée s’installe durablement dans le Top 50 pendant 18 semaines, atteignant la 2e place le 4 novembre 1984.

Au fil des décennies, cette chanson s’ancrera profondément dans la pop culture française.
En 1987, Christian Dingler rejoint la troupe alsacienne de théâtre La Choucrouterie.
Plus tard, en février 1998, Femme libérée a l’honneur d’ouvrir le Concert des Enfoirés au Zénith de Paris, interprété en collégiale par Mireille Mathieu, Julien Clerc et Alain Souchon.
Depuis 2007, Christian Dingler renoue avec la scène en solo sous le nom de Cookie Dingler, participant notamment à la célèbre tournée RFM Party 80 rassemblant les gloires des années 80.
Une aventure nostalgique qui le mènera même à jouer son propre rôle sur grand écran dans le film Stars 80, produit par Thomas Langmann et sorti le 21 octobre 2012.




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