The final countdown
Fiche technique
- Sortie
- 14 février 1986
- Référence
- EPIC - EPCA 7127
- Paroles et musique
- Joey Tempest
- Enregistrement
- à l'automne 1985 aux Powerplay Studios de Zurich, en Suisse
- Chant
- Joey Tempest
- Claviers
- Mic Michaeli
- Basse
- John Levén
- Guitare
- John Norum
- Producteur
- Kevin Elson
- Photographe
- Michael Johansson
En France, le 8 novembre 1986 marque un tournant radiophonique et commercial : The Final Countdown s’empare de la première place du Top 50. Le groupe suédois Europe détrône alors Julie Pietri, dont le tube Ève lève-toi régnait au sommet la semaine précédente.
Pourtant, l’histoire de ce tube des années 80 plonge ses racines plus loin, en 1981, à Upplands Väsby, près de Stockholm. À cette époque, le jeune Joey Tempest n’a que 18 ans lorsqu’il emprunte un synthétiseur Korg Polysix à son ami Mic Michaeli, futur claviériste de la formation.
Un soir, dans le sous-sol familial, une sonorité singulière jaillit des touches. En quelques minutes à peine, l’adolescent façonne une mélodie entêtante qu’il s’empresse d’immortaliser sur un magnétophone multipistes.
Mais le compte n’y est pas encore : il n’y a ni couplets, ni structure formelle, seulement cette introduction incisive qui ne demande qu’à éclore. Durant des années, Joey Tempest conserve cette cassette précieusement.
Le groupe Europe, ancré dans un hard rock rugueux dominé par les guitares électriques, ignore d’abord quoi faire de cette trouvaille spatiale. L’anecdote locale veut même qu’à Stockholm, un club utilisait parfois cette bande instrumentale pour rythmer un spectacle de lasers à minuit.
C’est finalement le bassiste John Levén qui apporte le déclic, suggérant au chanteur de transformer ce simple thème en une véritable composition structurée.
En 1984, le travail d’écriture s’accélère.
Pour habiller cette fameuse intro, Joey Tempest puise son inspiration dans sa fascination pour l’immensité cosmique, avec en tête la chanson de David Bowie, Space Oddity.
Le texte narre un grand départ collectif vers l’inconnu, à l’image d’un équipage fuyant une Terre menacée pour coloniser une nouvelle planète, telle que Vénus (« We’re leaving together… »).
Malgré les réticences initiales de certains membres craignant de s’éloigner trop radicalement de leurs racines rock, le morceau prend forme définitivement à l’automne 1985 lors des sessions d’enregistrement aux Powerplay Studios de Zurich, ce titre devient l’évidence absolue qui s’impose pour ouvrir l’album du groupe Europe.
Publié le 14 février 1986 en tant que premier extrait du troisième album studio du groupe, également baptisé The Final Countdown, le single déclenche un raz-de-marée planétaire immédiat.
Le morceau s’installe au sommet des charts dans vingt-cinq pays, de la France à l’Allemagne en passant par la Suède et le Royaume-Uni, tout en s’offrant une solide 8e position au Billboard Hot 100 américain.
Avec plus de 8 millions d’exemplaires, ce triomphe mondial laisse pourtant des traces au sein du groupe.
Frustré par cette orientation artistique massivement tournée vers les claviers au détriment de ses riffs de guitare puristes, le guitariste John Norum choisit de quitter l’aventure peu de temps après l’apogée du succès.
L’histoire d’amour entre la chanson et l’espace connaîtra même un prolongement littéral en 2008, lorsque l’astronaute suédois Christer Fuglesang emporte le morceau en orbite à bord de la navette spatiale Endeavour.




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