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ELVIS COSTELLO AND THE ATTRACTIONS

(What’s so funny ’bout) Peace, love and understanding

Le disque

Fiche technique

Sortie
novembre 1978
Référence
CLUMBIA ‎– AE7-1172
Paroles et musique
Nick Lowe
Enregistrement
durant l'été 1978 au Studio Eden de Londres, en Angleterre
Chant et guitare
Elvis Costello
Claviers
Steve Nieve
Basse
Bruce Thomas
Batterie
Pete Thomas
Producteur
Nick Lowe
Les coulisses de : (What’s so funny ’bout) Peace, love and understanding

L’histoire de cette chanson commence dans l’ombre, en 1974. À cette époque, le bassiste et auteur-compositeur Nick Lowe écrit (What’s so funny ’bout) Peace, love and understanding, qu’il enregistre avec son groupe rock britannique Brinsley Schwarz.

Inspirée par le rock californien de la fin des années 60 et par la soul de Curtis Mayfield. Cette chanson se veut une interrogation ironique sur la disparition des idéaux de paix et d’amour dans un monde de plus en plus cynique.

Hélas, c’est un échec commercial retentissant. Un camouflet tel que Nick Lowe ne l’enregistrera jamais sous son propre nom.

Le destin du morceau bascule quatre ans plus tard grâce à une heureuse collision artistique. Alors qu’il produit les disques d’un jeune chanteur en plein essor nommé Elvis Costello, Nick Lowe lui fait écouter sa pépinière de chansons oubliées.

Durant l’été 1978, au Studio Eden de Londres, Elvis Costello and The Attractions s’emparent du titre et lui insufflent une urgence punk et une intensité mélodique inouïes. Publiée en novembre 1978 en face B du 45 tours American squirm, cette relecture enflammée éclipse l’originale et s’impose au fil des années comme l’une des pierres angulaires du répertoire d’Elvis Costello, taillée pour les grands élans scéniques.

Mais l’histoire de cette chanson aux multiples vies ne s’arrête pas là.

Si la version d’Elvis Costello reste la plus adulée par les critiques et les fans, c’est une autre relecture qui assurera la prospérité financière de son auteur.

En 1992, le chanteur Curtis Stigers en livre une version jazz sophistiquée pour la bande originale du film The bodyguard, sorti en salles en France le 9 décembre 1992.

Portée par le triomphe planétaire du long-métrage et de son album, cette adaptation s’avère être, de loin, celle qui rapportera le plus de droits d’auteur à Nick Lowe, bouclant la boucle de la plus belle des manières pour un titre longtemps resté confidentiel.

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