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CONFETTI’S

The sound of C…

Le disque

Fiche technique

Sortie
1988
Référence
DISQUES DÉESSE - 850-7
Paroles et musique
Serge Ramaekers et Dominic Sas
Enregistrement
en 1988
Chant
Peter Renkens
Producteurs
Serge Ramaekers et Dominic Sas
Photographe
Bruno Vigneron
Les coulisses de : The sound of C…

Tout commence en 1988 dans l’effervescence de la nuit belge. Serge Ramaekers, né le 17 avril 1967 et DJ de son état, s’associe au producteur Dominique Sas.

Ensemble, ils planchent sur un projet promotionnel audacieux : mettre en lumière la discothèque où leur ami Peter Renkens officie comme serveur. Situé à Brasschaat, près d’Anvers, l’établissement s’appelle le Confetti’s.

Flairant le bon filon, le duo monte de toutes pièces un groupe baptisé du nom de la boîte de nuit et convie Peter Renkens à en devenir le chanteur. Né le 20 juillet 1967, ce dernier – qui s’éteindra le 14 février 2023 après avoir lutté contre des troubles maniaco-dépressifs – apporte immédiatement sa folie communicative au projet.

Pour l’accompagner sur scène et sur les plateaux télé, les producteurs recrutent quatre clientes assidues de l’établissement qui deviendront ses danseuses attitrées : Tania Dehjong, née en 1970, Marleen Ulrichts, née en 1969, Hilde Vaneeckhoutte, née en 1970, et Daniela Vermeiren, née en 1969. Dans la foulée, Serge Ramaekers et Dominique Sas composent The Sound of C… en moins de quatre heures, calfeutrés dans la chambre de Serge.

Musicalement, ce morceau s’inscrit dans la New Beat, né à la fin des années 80 en Belgique, caractérisé par un tempo ralenti (souvent autour de 100-110 BPM) découlant d’un mixage accidentel de disques joués à la mauvaise vitesse. Ce courant électronique lourd et hypnotique venu de Belgique qui s’impose dans les clubs bien avant l’explosion de la techno.

Ce qui ne devait être au départ qu’un simple coup de pub local se mue rapidement en tube à l’échelle européenne.

Ce 45 tours décroche la certification de Disque d’Argent, portés par des ventes massives : plus de 300 000 exemplaires écoulés en France et 165 000 en Belgique, pour un total ahurissant s’élevant à un million d’unités à travers le continent.

En France, le titre fait une entrée remarquée au Top 50 le 22 avril 1989, s’y accrochant durant 16 semaines consécutives et culminant à une impressionnante 7e place maintenue pendant 21 jours.

Le succès de Confetti’s. doit aussi beaucoup à son visuel décalé.

Le clip officiel est tourné en plein cœur d’une rue commerçante d’Anvers, immortalisant Peter Renkens dans une tenue pour le moins singulière : un authentique uniforme de gendarme belge, tout droit tiré de sa collection personnelle.

Surfant sur cette vague inespérée, les Confetti’s publieront au total sept singles et un album studio.

Mais l’aventure tourne court.

L’année 1991 sonne le glas de la formation à la suite d’une violente brouille artistique et humaine entre Peter Renkens et Serge Ramaekers.

Bien décidés à ne pas en rester là, Peter Renkens et deux de ses fidèles danseuses fonderont quelques mois plus tard le éphémère projet C-Mobility, tentant un come-back qui se soldera malheureusement par un échec.

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