Le blues du businessman
Fiche technique
- Sortie
- en1979
- Référence
- ATLANTIC – 11 256
- Paroles et musique
- Luc Plamandon et Michel Berger
- Enregistrement
- au Studio Morin Heights de Québec
- Chant
- Claude Dubois
- Claviers
- Michel Berger, Michel Bernholc, Francis Monkman et Georges Rodi
- Guitare
- Claude Engel, Jacky Tricoire et Mike Grabham
- Basse
- Jannick Top et Paul Stallworth
- Batterie
- Jim Keltner
- Percussions
- Marc Chantereau
- Saxophone
- Michael Brecker
- Trompette
- Randy Brecker
- Trombone
- Tom Mallone
- Producteurs
- Luc Plamandon et Michel Berger
- Photographe
- Dominique Cazenave
C’est en 1975 que Michel Berger s’attelle à un projet pharaonique : la création de Starmania, un opéra rock novateur coécrit avec le parolier Luc Plamondon. Au cœur de cette fresque futuriste se profile le personnage de Zéro Janvier, un riche industriel mégalomane et ambiguë.
C’est à ce magnat de la presse et des affaires qu’est attribuée l’une des chansons les plus poignantes et universelles du spectacle : Le blues du businessman. Pourtant, contre toute attente, ce n’est pas Claude Dubois qui étrenne le costume de Zéro Janvier lors de la toute première représentation de l’œuvre, le 10 avril 1979 au Palais des Congrès de Paris.
Ce soir-là, c’est le comédien Étienne Chicot (1949-2018) qui campe le milliardaire sur scène, marquant durablement les esprits avant que la partition ne trouve une autre résonance discographique et scénique majeure. Né le 24 avril 1947 à Montréal, au Québec, Claude Dubois s’empare finalement de ce titre pour en faire un immense classique.
Derrière l’interprétation habitée qui a traversé les décennies se cache d’ailleurs une astuce de grand studio.
Quelques années plus tard, Claude Dubois confiera que c’est son ami québécois Georges Thurston qui l’avait conseillé sur le phrasé exact, l’invitant à étirer curieusement le « i » du mot « artiste » et le « o » de « numéro » dans les fameux vers : « J’aurais voulu être un artiste, pour pouvoir faire mon numéro ».
Porté par ce phrasé unique et une mélodie implacable, Le blues du businessman s’impose instantanément comme un hymne intemporel sur les désillusions du monde moderne et demeure, à ce jour, le plus grand succès de la carrière de Claude Dubois.




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