Total Eclipse of the Heart
Fiche technique
- Sortie
- 11 février 1983 au Royaume-Uni et le 31 mai 1983 aux États-Unis
- Référence
- CBS - A 3057
- Paroles et musique
- Jim Steinman
- Enregistrement
- en 1982 au The Power Station de New York, aux États-Unis
- Chant
- Bonnie Tyler
- Claviers
- Roy Bittan
- Guitare
- Rick Derringer
- Synthétiseur
- Larry Fast
- Basse
- Steve Buslowe
- Batterie
- Max Weinberg
- Percussions
- Jimmy Maelen, Rod Hui et John Jansen
- Chœurs
- Rory Dodd, Eric Troyer et Holly Sherwood
- Ingénieur du son
- Neil Dorfsman
- Producteur
- Jim Steinman
- Photographe
- Robert Elsdale
Fin 1981, alors que son contrat avec le label RCA vient de s’achever, Bonnie Tyler aborde un tournant à l’âge de 30 ans. Décidée à insuffler un nouveau souffle à sa carrière, elle s’entoure d’un nouveau manager, David Aspden.
C’est en assistant à une prestation scénique du fantasque chanteur américain Meat Loaf (1947-2022), et en succombant à la puissance de ses textes, qu’elle a une révélation. Elle intime alors à son représentant de la mettre en contact avec l’auteur-compositeur de ce dernier, un certain Jim Steinman.
Au mois d’avril 1982, le rendez-vous est pris dans l’appartement new-yorkais de Jim Steinman. La chanteuse galloise lui demande sans détour d’écrire les morceaux de son futur album.
Jim Steinman accepte, mais pose une condition sine qua non : il sera également le producteur du disque. Dans un premier temps, Jim Steinman lui soumet une composition intitulée Vampires in Love, une fresque musicale aux accents gothiques inspirée par la figure de Nosferatu le vampire.
Si la mélodie séduit immédiatement, les paroles de cette première mouture laissent Bonnie Tyler sur sa faim. Qu’à cela ne tienne, Jim Steinman retourne à sa table de travail et, quelques jours plus tard, lui livre celle qui deviendra son chef-d’œuvre absolu : Total Eclipse of the Heart.
L’enregistrement se déroule dans la foulée en 1982 au studio The Power Station à New York. Pour façonner ce monument de la pop-rock symphonique, Jim Steinman s’inspire ouvertement des méthodes de production novatrices de Phil Spector, le célèbre architecte du « Mur du son ».
Pour porter cette ambition démesurée, il s’entoure de pointures, parmi lesquelles figurent deux membres éminents du E Street Band de Bruce Springsteen.
Ce 45 tours finit par déferler sur les ondes, d’abord le 11 février 1983 au Royaume-Uni, puis le 31 mai 1983 aux États-Unis, en tant que premier extrait de Faster Than the Speed of Night, le cinquième album de Bonnie Tyler paru le 8 avril 1983.
Porté par cette voix rauque et éraillée unique en son genre, ce single crée l’événement en s’emparant de la première place des hit-parades américains, détrônant le mastodonte Billie Jackson de Michael Jackson.
En France, ce succès coïncide avec les frémissements de l’époque dorée de la bande FM.
Les animateurs radiophoniques de l’époque s’en donnent alors à cœur joie, transformant l’annonce du morceau en rituel complice : « Eh Bonnie Tyler, oui il est un peu plus de 6h25… ».
Visuellement, le titre s’offre un clip marquant réalisé par Russell Mulcahy, directement inspiré du film de science-fiction de 1976 Les Rescapés du futur (Futureworld), où l’on découvre l’artiste vêtue de blanc dans une esthétique aussi ténébreuse que magnétique.
L’histoire de ce tube planétaire ne s’arrête pas là.
En 2003, une adaptation française intitulée Si demain… (Turn Around), interprétée en duo par Kareen Antonn et Bonnie Tyler, vient rappeler la longévité exceptionnelle de cette composition et offre à la chanteuse un nouveau succès mondial.
La grande voix de la pop s’est éteinte le jeudi 9 juillet 2026 à l’hôpital de Faro, au Portugal, à l’âge de 75 ans.
Celle qui partageait sa vie entre le Pays de Galles et le Portugal avait dû être placée en coma artificiel le 7 mai 2026, à la suite d’une opération d’urgence nécessitée par une perforation intestinale, laissant derrière elle un héritage musical éternel.




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