Don’t worry, be happy
Fiche technique
- Sortie
- 24 juillet 1988
- Référence
- EMI-MANATTHAN RECORDS - 2029117
- Paroles et musique
- Bobby McFerrin
- Enregistrement
- en 1987 aux studios Fantasy de Berkeley, en Californie, aux États-Unis.
- Chant
- Bobby McFerrin
- Ingénieurs du son
- Chris Tergesen et Gary Solomon
- Producteur
- Linda Goldstein
- Photographe
- Carl Friedman
Né le 11 mars 1950 à New York aux États-Unis, Robert Keith McFerrin, Jr. – alias Bobby McFerrin – s’apprête à marquer l’histoire de la musique avec un simple sourire mis en notes. Tout commence en 1987 lors d’un passage à San Francisco.
Alors invité à dîner chez ses amis, le couple de musiciens de jazz Tuck and Patti, Bobby McFerrin lève les yeux vers le mur du salon et tombe sur le portrait du gourou spirituel indien Meher Baba (1894-1969). Sous l’image, une courte phrase attire son attention : « Don’t worry, be happy » (« Ne t’en fais pas et sois heureux »).
C’est le déclic. Peu de temps après, Bobby McFerrin se rend aux studios Fantasy de Berkeley, en Californie.
Équipé d’un simple magnétophone 8 pistes et d’un micro Neumann U 87, il façonne une petite merveille d’ingéniosité.
Dénué d’instruments traditionnels, ce morceau repose entièrement sur sa voix caméléon, ses percussions corporelles et ses superpositions de pistes.
Il existe d’ailleurs différentes versions de cette chanson, la mouture originale se révélant plus courte avec seulement six couplets.
Ce premier extrait de son album Simple Pleasures, sorti le 5 août 1988, paraît dans le commerce sous forme de 45 tours le 24 juillet de la même année.
Le succès dépasse rapidement toutes les espérances : Don’t worry, be happy devient la toute première chanson a cappella – constituée uniquement de voix et de sons superposés faits par la bouche – à s’emparer de la première place du Billboard Hot 100, le classement musical américain de référence.
Elle y trône durant deux semaines consécutives à compter du 24 septembre 1988.
De l’autre côté de l’Atlantique, en France, le titre fait son entrée au Top 50 le 4 février 1989, s’y maintenant dix semaines d’affilée pour atteindre une honorable 29e position.
Aux couleurs de jazz et sculptée en si majeur, cette bulle d’optimisme séduit le monde entier, s’invite dans la bande originale du film Cocktail et décroche le prestigieux Grammy Award de la chanson de l’année, consacrant le génie vocal et l’audace artistique de son auteur.




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